Cannabis: le grand tabou du coronavirus français

Image d'illustration / Photo: Wikimedia Commons
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“Cannabis”, “joint”, “pérard”: voilà des mots qui n’apparaissent jamais dans les analyses médiatiques et politiques de la progression du coronavirus en France. Et pourtant, on aimerait en savoir davantage sur l’influence de cette drogue réputée douce, et qui ravage notre jeunesse.

La question est simple: comment protéger les consommateurs de cannabis contre le coronavirus? Et la réponse est tout aussi simple: c’est impossible.

Demandez à un dealer de quartier qui a touché avant lui le cannabis qu’il vend. Il n’en sait rien, et cela ne l’intéresse évidemment pas. Pourtant, ce produit qui passe des dizaines de fois de mains en mains au long de son parcours du producteur au consommateur, traversant les frontières et voyageant dans tout le pays, est un vecteur de contamination considérable.

Le cannabis est une matière pâteuse, idéale pour véhiculer la Covid-19, et les dealers n’utilisent pas de gel hydroalcoolique avant de le manipuler. Comme le confinement n’a en rien arrêté le marché de la drogue, chaque moment de transaction est une occasion de contamination, chaque zone de deal est un cluster potentiel.

À quoi il faut ajouter des facteurs aggravants: l’utilisation de la salive pour rouler “les “pétards”, les contacts salivaires en cas de fumette partagée, etc. La France étant le plus gros consommateur européen de THC, les conséquences de l’imprudence qui règne sur les réseaux qui le distribuent et le consomment sont sans aucun doute considérables.

Le milieu du cannabis est celui qui a le moins respecté les “gestes-barrières” depuis six mois. Bien au contraire, les racailles ont profité du confinement pour multiplier les agressions contre les forces de l’ordre et les honnêtes gens: cette période a été pour eux un vaste open bar. Au point que l’on aimerait savoir quelles sont les statistiques de la Covid-19 dans les banlieues les plus touchées par le trafic.

Où sont ces statistiques? Nulle part. Castaner a tout fait pour éviter l’affrontement dans les zones de non-droit. Darmanin respecte l’omerta. Officiellement, il n’y a pas de corrélation entre le coronavirus et la délinquance. Mais, tant que nous n’aurons pas les chiffres sous les yeux, nous serons libre de croire le contraire.

Analyse: FL24

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