En Turquie, des meurtres de femmes par milliers: le cas d’une jeune femme égorgée déclenche des protestations

Image d'illustration / Photo: Fotolia
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Depuis la découverte, le 21  juillet dernier, du cadavre de Pinar Gültekin dans la province de Mugla, en bord de mer Egée, la Turquie vit au rythme des manifestations organisées presque chaque jour contre les violences faites aux femmes.

Cette étudiante de 27  ans a été étranglée par son ex-conjoint, qui a ensuite coulé le corps dans du béton avant d’essayer de le faire disparaître dans une forêt. L’affaire a déclenché une onde de choc comparable à celle ressentie il y a un an après le meurtre d’Emine Bulut, 38  ans, poignardée par son ex-mari sous les yeux de sa fille dans un café.

Selon l’association turque “Nous stopperons les féminicides” (KCDP), 182 femmes ont été assassinées en Turquie depuis le début de l’année, dont 36 pour le seul mois de juillet.

La plupart d’entre elles ont été tuées à leur domicile, principalement à l’arme à feu et par leur conjoint ou un membre de leur famille. Les chiffres  de ces meurtres sont en constante augmentation: 413 meurtres de femmes ont été comptabilisés en 2019 contre 121 en 2011, pour un total de 3100 cas depuis 2010.

On peut douter de la validité du terme de “féminicide”, employé par les prétendues “néo-féministes”, qui impliquerait que les victimes aient été tuées uniquement parce qu’elles étaient des femmes.

Dans le cas de la Turquie, on peut difficilement éviter de remarquer que les meurtres de femmes sont en constante progression depuis l’accession au pouvoir du parti islamiste de Recep Tayip Erdogan.

L’influence de son idéologie misogyne, associée à des traditions parfois archaïques de l’islam fondamentaliste, constitue une explication bien plus plausible à cette terrifiante vague de violences mortelles.

Erdogan est en effet soupçonné de vouloir se retirer de la “Convention d’Istanbul“, le traité censé codifier la lutte contre les violences domestiques, qu’il fut pourtant le premier à signer en 2011.

Une campagne de lobbying intense est actuellement menée en ce sens par les forces les plus traditionnelles du pays. Ebru Asiltürk, le porte-parole des affaires féminines du parti conservateur islamique Saadet, répète par exemple depuis des mois que le traité menacerait “l’intégrité financière et morale des familles ”.

Source: JDD

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1 COMMENTAIRE

  1. Allo, Caroline de Haas? Allo, “Osez le féminisme”? Allo, Raphaëlle Rémy-Leleu? Allo? Allo?

    Ah, on a raccroché… Et la messagerie : “Je ne réponds pas aux racistes, il n’y a qu’à élargir les trottoirs turcs”.

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