À Grenoble, un repris de justice d’un quartier sensible abattu lors d’un règlement de comptes

Image d'illustration / Photo: DVS
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Hier matin, le corps sans vie d’un homme de 29 ans a été découvert dans les rues de Grenoble. L’homme a reçu trois balles dans le corps. La victime, originaire d’un quartier sensible, était sortie de prison au mois de mars dernier et bénéficiait d’une mesure de liberté conditionnelle. C’est la cinquième fusillade depuis le début de l’été dans les rues de Grenoble, portant le bilan à deux morts et deux blessés graves dans cette série de règlements de comptes.

Dimanche 2 août, vers 6h15, un homme de 29 ans, originaire du quartier très sensible de La Villeneuve, à Grenoble, en Isère, était en train de se servir en viennoiserie au guichet automatique d’une boulangerie du centre-ville lorsqu’un individu non identifié a surgi et a ouvert le feu sur lui.

La victime, atteinte de trois balles, à la hanche, à l’omoplate et la nuque, s’est effondrée au sol tandis que son agresseur prenait la fuite. Alertés par les coups de feu, des riverains ont prévenu les secours ainsi que les forces de l’ordre qui se sont rendus sur les lieux.

La victime était déjà en état de mort apparente à l’arrivée des pompiers et elle a été déclarée morte peu après par un médecin du SAMU. Les policiers ont procédé aux premières constatations sur la scène de crime.

La victime était sortie de prison au mois de mars dernier et bénéficiait d’une mesure de liberté conditionnelle après avoir purgé une peine pour divers délits, sans que l’on sache avec certitude si certains étaient liés au trafic de stupéfiants.

Le parquet de Grenoble a immédiatement ouvert une enquête pour homicide et ce sont les hommes de l’antenne locale de police judiciaire qui conduisent les investigations dans cette affaire qui ressemble à un règlement de comptes, en pleine explosion dans la ville.

En effet, c’est la cinquième fusillade à Grenoble depuis le début de l’été qui avait été marqué, dès le 27 juin, par un affrontement au fusil à pompe et au pistolet en plein centre-ville, au milieu de l’après midi. Par chance, il n’y avait eu aucune victime.

Puis, dans la nuit du 8 au 9 juillet, c’est un homme de 22 ans, lui aussi en liberté conditionnelle, depuis avril, qui avait été exécuté par arme à feu dans le quartier de la Villeneuve.

Ensuite, le 11 juillet , c’est un individu de 38 ans qui a été grièvement blessé par des tirs de fusils d’assaut, provenant d’un commando circulant à bord d’une grosse berline dans le quartier sensible Mistral.

Enfin, c’est dans ce même quartier mistral, que le 26 juillet, un “jeune” a, lui aussi, été blessé grièvement par balles lors d’un très probable règlement de comptes. Des enquêtes, diligentées par le parquet de Grenoble, sont actuellement en cours dans toutes ces affaires.

Source: France Bleu/ Le Dauphiné Libéré/ 20 Minutes

3 Commentaires

  1. Les armes c’est dangereux, c’est connu. Après, jeune ou vieux, un malfrat reste un malfrat. Utiliser des euphémismes du genre “un jeune” pour un truand, ou “une incivilité” pour un assassinat, relève des précieuses ridicules.

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