Un juge brésilien punit Facebook pour ne pas assez censurer les partisans du président

Image d'illustration/Fotolia
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Un juge de la Cour suprême brésilienne a infligé vendredi une amende de 1,92 million de reals (plus de 300 000 euros) à Facebook pour n’avoir pas respecté l’ordre de bloquer l’accès à des comptes des partisans du président Jair Bolsonaro visés par une enquête pour une prétendue désinformation.

Le juge Alexandre de Moraes avait estimé la veille que Facebook, de même que Twitter n’avait pas respecté sa décision, en bloquant l’accès aux comptes seulement depuis le Brésil, en les laissant accessibles avec une adresse IP localisée à l’étranger.

En clair, un juge rouge accuse des personnalités de droite d’une prétendue désinformation sans vraiment préciser de quoi il s’agit, puis ordonne aux réseaux sociaux de couper les comptes des personnes visées. Il s’arroge non seulement d’imposer une mort civile aux gens selon les critères politiques, mais aussi une juridiction universelle sur le monde entier. Des Japonais, des Eskimos et des Australiens n’auront pas le droit de lire ce qu’un juge brésilien ne leur permettra pas de lire.

Le juge a déclaré vendredi que Facebook devait verser une amende et risquait des pénalités journalières supplémentaires à hauteur de 100 000 reals si les comptes incriminés n’étaient pas bloqués dans le monde entier.

Avant même l’annonce de l’amende, le réseau social américain avait fait savoir dans la journée qu’il ferait appel de la décision du juge de la Cour suprême, disant respecter les lois des pays où il opère mais que “la loi brésilienne reconnaît les limites de sa juridiction“.

La décision du juge concerne seulement Facebook. On ne sait pas dans l’immédiat si Twitter va être puni de façon similaire.

Source: Reuters

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