À Bordeaux, la majorité des attaques au couteau commises par des “migrants mineurs non accompagnés”

Image d'illustration / Photo: DR
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Les “mineurs non accompagnés”, dont la prise en charge coûte deux milliards d’euros par an aux collectivités, seraient 41 000 sur le territoire français. Ils sombrent souvent dans la délinquance, aggravant l’ensauvagement de la société.

Et selon le syndicat Alliance Police Nationale 33, à Bordeaux, la majorité des attaques au couteau, en pleine explosion depuis quelques semaines, seraient justement commises par des migrants mineurs non-accompagnés.

Pierre Vermeren, historien des sociétés arabo-berbères contemporaines, analyse: “C’est un problème dans toute l’Europe occidentale, depuis la crise migratoire de 2015. La majorité de ces migrants mineurs viennent d’Afrique de l’Ouest, mais le nombre de Marocains et d’Algériens s’accroît depuis 2017. La crise sociale pousse les États du Maghreb à fermer les yeux“, explique-t-il.

Pour lui le problème n’est pas nouveau. “Les enfants des rues, c’est le problème, très ancien, dans toutes les grandes villes africaines: d’Alger, de Casablanca, de Tanger, de Dakar… Cela existait déjà à l’époque du protectorat français”.

La nouveauté depuis 2016-2017, c’est que plusieurs dizaines de milliers d’entre eux sont arrivés en Europe. Les raisons sont diverses: la crise sociale au Maghreb, le soulèvement du Rif au Maroc, la succession de Bouteflika, la crise politique en Algérie, l’exemple donné par les migrations turques et libyennes, les lois européennes interdisant d’expulser des mineurs…“, continue-t-il.

Le Maroc a pourtant reçu environ 200 millions d’euros pour contrôler sa frontière. Désormais, ils contrôlent davantage les sub-sahariens, mais on constate que les flux de mineurs marocains voire algériens se poursuivent, crises sociales obligent. Nous pourrions n’être qu’au début de cette histoire“, conclut l’historien.

Dès qu’un mineur met le pied en Europe, les instances et les lois obligent en effet à le garder. Il devient alors, en jargon administratif, un MNA. Comme il brûle ses papiers d’identité, on ne sait pas quel âge il a: certains de ces “mineurs” auraient pratiquement trente ans…  Et tant que cette situation perdurera, on peut s’attendre à bien d’autres coups de couteau.

Source: Valeurs Actuelles

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