Nouveaux secrétaires d’État: certains ont un passé… gênant

Photo: DR

Plusieurs nouveaux secrétaires d’État nommés dimanche soir pour intégrer le gouvernement font actuellement les frais de l’impitoyable mémoire des réseaux sociaux: certaines de leurs déclarations ou des tweets formulés il y a plusieurs mois ou années sont aujourd’hui exhumés… et ça tombe mal.

Bérangère Abba, la députée macroniste de Haute-Marne devenue secrétaire d’État chargée de la biodiversité, se voit par exemple rappeler qu’en 2018, elle avait voté contre l’interdiction du glyphosate alors qu’un an plus tôt, elle avait signé une tribune avec d’autres députés LREM pour en réclamer l’interdiction “le plus rapidement possible“.

Elle avait alors expliqué : “Je n’ai pas voté véritablement contre le glyphosate, j’ai refusé de l’inscrire aujourd’hui dans la loi. On avait alors la possibilité de l’inscrire dans la loi et d’entrer tout de suite dans un processus coercitif, ou bien, et c’est ce que nous avons fait, de laisser la sortie à trois ans“.

Idem pour Joël Giraud, maire de l’Argentière-la-Bessée, député macroniste des Hautes-Alpes et nouveau secrétaire d’État à la Ruralité. En novembre 2013, il avait posé une question au ministre de l’Écologie sur le phénomène des “chemtrails“, ces traînées blanches laissées par les avions dans le ciel

Or, des thèses conspirationnistes américaines affirment depuis les années 60 que ces traînées sont des produits chimiques volontairement répandus depuis le ciel. En 2013, le ministère de l’Écologie avait répondu à Joël Giraud que ces traces n’étaient “pas nocives pour la santé“.

Quant à Nathalie Avy-Elimas, députée MoDem du Val d’Oise, conseillère régionale d’Ile-de-France et nouvelle secrétaire d’État chargée de l’Éducation prioritaire, elle a pris position il y a quelques années, contre le “mariage gay”. “Mariage homosexuel: union oui, mariage non, c’est une question de symbole. On est en train de déchirer quelque chose de précieux”, avait-elle alors tweeté.

Rien de bien sérieux, comme on peut le voir, mais ces exhumations sont symptomatiques de l’époque. Au tribunal de la gauche médiatique, les trois nouveaux Secrétaires d’État sont automatiquement accusés de traîtrise pour l’une, de complotisme pour l’autre, et d’homophobie pour la troisième.

Source: La Dépêche du Midi

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