Fin de partie pour les Traoré? Goldnadel n’y croit pas

Adam et Floyd vandalisés / Photo: DR
Adam et Floyd vandalisés / Photo: DR

À la suite des révélations sur la mise en cause de feu Adama Traoré dans l’agression sexuelle de son ancien codétenu, indemnisé par la justice depuis, et la prolifération d’images de fourchette sur les réseaux sociaux, nombre de commentateurs prédisent la fin du mouvement “Justice pour Adama”.

Mais pour l’avocat et essayiste de droite Gilles-William Goldnadel, on n’en a pas fini avec les Traoré. Dans sa dernière chronique pour FigaroVox, il dénonce le traitement médiatique et politique de l’affaire, mettant en avant l’impunité dont bénéficie la famille.

À ses yeux, l’affaire Traoré “est bien plus qu’un fait divers. C’est un symbole, un concentré du drame français, un précipité de ses errements, mensonges, occultations gênées et silences médiatiques et politiques. C’est aussi une histoire d’impunité“.

Sur l’affaire du viol, “Comme la famille Traoré est susceptible, allons-y précautionneusement. Il ne saurait donc être question d’accuser le défunt Adama d’avoir violé le plaignant, d’abord et avant tout pour la simple raison juridique que les poursuites engagées à son encontre ont été naturellement éteintes lors de son décès“, commence-t-il…

Avant de rappeler que “La décision de la CIVI ne laisse aucun doute sur l’existence des faits eux-mêmes, (…) la matérialité des infractions d’agressions sexuelles dénoncées doit être considérée comme établie”.

Mais, alors qu’on pourrait croire que les scandales judiciaires à répétition ont définitivement usé le crédit familial, Goldnadel pense qu’il n’en est rien: “Tout m’invite à penser que dans cette période follement irrationnelle — j’ai coutume à écrire névrotique —, celui qui insulte la France et met en cause un racisme systémique bénéficie de l’impunité médiatique“, écrit-il.

Pour lui, le clan Traoré coche toutes les cases pour aspirer à cette impunité qui fait qu’on aura vu, par exemple, l’ex-Garde des Sceaux Belloubet “trahir les devoirs de sa charge pour excuser une manifestation interdite” devant le palais de justice.

Assa Traoré aura tout aussi impunément insulté la police française taxée de racisme, appelé à la révolution, morigéné “le privilège blanc“, considéré que le pays où elle vit était con-substantiellement xénophobe, sans encourir d’autres tourments qu’un article thuriféraire dans Le Monde”, constate-t-il.

Il fait également remarquer que l’ancien co-détenu d’Adama Traoré qui l’accuse de viol a été indemnisé mais n’a, lui, bénéficié d’aucun traitement médiatique compatissant, tant la famille d’Adama Traoré s’accapare le monopole de la victimisation.

À ses yeux, l’explication est “aveuglante mais interdite. Toute l’histoire de cette dernière quinzaine de l’insécurité ensauvagée met en cause sans la nommer l’immigration forcée. Les victimes sont françaises mais leurs agresseurs sont anonymisés au nom de cette impunité“.

Enfin, faisant le parallèle avec le clandestin rwandais qui venait d’avouer l’incendie de la cathédrale de Nantes, Gilles-William Goldnadel conclut: “Défense de se plaindre de l’hospitalité française chaque jour piétinée. Seule la France doit être coupable, ainsi que les Français. L’affaire Traoré n’est donc pas terminée“.

Source: FigaroVox