“L’armée de l’Air de l’Espace”. Qui menace de pirater les satellites militaires français?

Satellite MUSIS/CNES 2016
Satellite MUSIS/CNES 2016

Vendredi 24 juillet, la ministre des Armées a annoncé que l’Armée de l’Air était désormais rebaptisée “l’Armée de l’Air et de l’Espace”, signifiant la nécessité de se protéger des menaces venant de l’espace. Pas d’une menace extra-terrestre, mais de la poursuite de l’affrontement terrestre au-delà des cieux.

En effet, en 2017, le “satellite-espion” russe Louch-Olympe avait tenté de s’approcher du satellite militaire franco-italien Athena-Fidus. Cet acte hostile avait été dénoncé par la ministre. “Le constat était que des satellites pouvaient désormais s’approcher des nôtres pour les brouiller ou les endommager, voire les détruire”, explique-t-elle.

“Nous disposerons bientôt de petits satellites patrouilleurs qui nous permettront de détecter, caractériser et attribuer à leurs auteurs ce type de manœuvres inamicales”, précise Florence Parly, évoquant aussi une caméra qui permettra aux satellites “de voir à 360 degrés autour d’eux” et pour certains “de lasers de puissance” pour tenir à distance ou éblouir “ceux qui tenteraient de s’approcher trop près”.

Basé à Toulouse, le grand commandement de l’espace comportera un effectif de 200 personnes au départ, 500 en 2025. Les investissements dans le secteur seront portés de 3,6 milliards d’euros, prévus initialement dans la loi de programmation militaire (2019-2025), à 4,3 milliards.

“Le risque que pourrait constituer la destruction ou la détérioration volontaire d’un ou de plusieurs de nos satellites, qu’ils soient civils ou militaires, est un élément qui porterait atteinte à notre souveraineté et à notre sécurité”, rappelle la ministre.

Source: AFP

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