Au Brésil, les juges privent les partisans de Bolsonaro de comptes sur les réseaux sociaux

Image d'illustration / Photo: Flickr
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Twitter et Facebook ont supprimé ce vendredi les comptes de plusieurs personnalités brésiliennes, partisanes du président Jair Bolsonaro. Cette mesure de censure a été décrétée par la Cour suprême du pays, clairement engagée à gauche, qui utilise son pouvoir de nuisance pour faire pencher la balance en faveur de l’opposition.

La Cour a ordonné la suppression de 16 comptes Twitter et de 12 comptes Facebook, en prétextant une enquête en cours sur une prétendue “campagne de désinformation” qui aurait été menée par des partisans de Bolsonaro.

Cette enquête vise notamment à déterminer si la diffusion sur les réseaux sociaux de “fake news” et de menaces contre des représentants de la Cour suprême est financée de manière illicite.

Parmi les propriétaires des comptes supprimés figurent entre autres Roberto Jefferson, ancien parlementaire et président du Parti travailliste brésilien (PTB, droite), le milliardaire Luciano Hang, les hommes d’affaires Edgar Corona, Otávio Fakhoury, Bernardo Küster, le blogueur Allan dos Santos, de l’homme politique Edson Salomão ou de l’ex-Femen devenue militante pro-vie Sara Winter.

Le juge Moraes avait ordonné en mai que l’accès à ces comptes soit bloqué, sans que ceux-ci soient alors supprimés. Désormais, il prétend vouloir empêcher que ces comptes soient “utilisés comme moyens d’une possible conduite criminelle“. Ils ne sont donc pas supprimés pour avoir enfreint la loi, mais pour ce qu’ils pourraient éventuellement publier dans le futur.

Facebook et Twitter, d’habitude récalcitrants aux autorités d’État qui s’immiscent dans les réseaux sociaux, se sont empressés d’exécuter la décision de justice brésilienne.

Dans un communiqué, le parti de droite PTB a dénoncé cette nouvelle “mesure arbitraire” qui “nuit à la liberté d’expression et d’opinion sur les réseaux sociaux“.

Ainsi, encore une fois, la prétendue chasse aux “fake news” s’avère être non pas une volonté de protéger la vérité, mais une arme de censure idéologique brandie contre la droite, comme c’est le cas aux États-Unis avec la guerre de Twitter contre Trump et généralement des réseaux sociaux contre les conservateurs.

Source: Reuters/ O Globo

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