Le Plan de Relance de Macron: le grand orgasme des européistes

Macron nous ordonne de nous mettre En Marche/DR
Macron nous ordonne de nous mettre En Marche/DR

Cette semaine est une des plus belles de la vie des pro-Europe les plus radicaux, les plus fous et les plus technocrates. En effet, en poussant les États à s’endetter tous ensemble, Macron les ligote les uns aux autres et rend le processus d’intégration irréversible.

Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert Schuman, fan hardcore de Bruxelles, exprime son enthousiasme dans Ouest-France. C’est indécent de fausseté et de bêtise.

“Ce fut laborieux mais les 27 États membres de l’Union européenne ont fini par s’accorder. Pour faire face aux conséquences de la crise sanitaire, un plan de relance exceptionnel de 750 milliards € viendra renforcer les 1 074 milliards € du budget de 7 ans qu’ils ont adopté. Ces crédits s’ajoutent aux facilités considérables annoncées par la Banque centrale européenne, plus de 1 200 milliards €, et aux plans nationaux lancés par les gouvernements. Au total, l’Europe mobilisera près de 4 000 milliards € pour soutenir son économie, en privilégiant l’investissement dans les activités et les emplois d’avenir. C’est plus qu’aucun autre ensemble politique dans le monde.”

Voilà de quoi sont fiers les technocrates: de dépenser le plus d’argent possible. D’être les champions du monde du jeter d’argent du contribuable par les fenêtres. De donner une dimension monumentale, historique, stalinienne, à leur incompétence.

“Il est vrai qu’emprunter en commun est un pas fédéral de plus vers une plus grande unité parce que c’est une preuve de confiance mutuelle rare et précieuse. De surcroît, « qui a emprunté empruntera », postule un vieil adage populaire et l’on peut penser que l’Europe s’ouvre une marge de manœuvre supplémentaire pour le futur. On sait, en effet, que les instruments européens les plus fédéraux sont les plus efficaces : la Banque centrale, l’euro, etc. L’Union s’ouvre donc des possibilités d’actions nouvelles et cette avancée est importante dans le contexte international.”

En clair: ce n’est qu’un début. Dans six mois, l’Europe devra de nouveau dépenser collectivement pour rembourser sa dette collective. Et elle s’y sentira autorisée, puisque la règle de Bruxelles est: quand on a fait une erreur une fois, on a le droit de la reproduire un nombre infini de fois. On ne change pas un équipage qui coule à pic.

“Angela Merkel et Emmanuel Macron, unis comme jamais, ont su garder leurs nerfs face aux réticences de petits États qui n’adhèrent pas à cette vision d’une Europe plus puissante dans le monde. Ce fut difficile mais un compromis à 27 ne peut pas être aisé. La magie des institutions communes, c’est qu’on y parvient toujours.”

C’est de la magie noire, alors, puisque, dans la bataille, les pays anti-Macron, les “petits États” (notez la connotation méprisante), ont été muselés et censurés, au nom du bien dépensier commun. Pour les amoureux de l’indépendance nationale, ce Plan de relance est un train-fantôme.

“Cet accord est de ce point de vue historique parce qu’il est le commencement d’une autre Europe, qui change et évolue. Si les Européens ne courent pas toujours aussi vite que souhaité, ils sont au rendez-vous. L’Europe, ça marche. Elle le prouve une fois de plus.”

En l’occurence, ça ne marche pas, puisque la seule solution trouvée est l’endettement. Cette Europe évolue sans cesse, oui, mais vers le pire: elle court vers l’abîme. Dans toute cette affaire, finalement, une seule chose aura été prouvée: que Macron a le droit de suicider l’Europe.

Source: Sud-Ouest

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