Macron tend un piège au peuple… et Le Figaro tombe dedans

Macron nous ordonne de nous mettre En Marche/DR
Macron nous ordonne de nous mettre En Marche/DR

Hier, lors de son interview du 14 juillet à l’Élysée, Emmanuel Macron a tendu un piège à l’opinion: il a fait croire qu’il irait jusqu’au bout de sa réforme des retraites… tout en l’annulant. Quand on lui a demandé à quelle date il préparait de remettre sa réforme à l’ordre du jour, il a refusé de répondre.

Quand Gilles Bouleau, un peu moqueur, un peu soumis, lui a rétorqué que la réforme n’aurait donc lieu “ni maintenant, ni aux calendes grecques”, Macron a rétorqué, ravi: “J’aime bien cet esprit de synthèse. C’est ça.”

En clair: Macron ne tentera plus de faire passer sa réforme, de peur de réveiller la fureur de la populace, mais il va désormais faire tout son possible pour nous faire croire qu’elle est imminente. Pourquoi? Pour avoir l’air ferme, sûr de son fait, déterminé… tout en s’agenouillant devant la CGT.

Ainsi, il pense convaincre ses fans qu’il reste bel et bien le Macron qu’il aiment tant, ce génie politique absolu qui dirige tout d’une main de fer dans un gant de fer, mais il veut également, en reculant avant l’obstacle; anesthésier la gauche, dont il aura besoin au second tour des élections présidentielles de 2022.

Et il a conclu: “Il est évident que de toutes façons dans les années qui viennent, il faudra procéder à une réforme des retraites. Je suis favorable à une réforme d’ampleur qui rende en plus le système plus juste. C’est évident, et on mentirait à nos concitoyens si on leur disait qu’on peut en faire l’économie.”

Tout citoyen français un peu sensé comprend la tactique du “en même temps”: zigzaguer sans arrêt pour ne jamais se retrouver coincé par le réel. Mais Le Figaro, grand spécialiste de la naïveté de droite, voit les choses autrement.

Voici comment Le Figaro présente la situation: “Dépouillé de toutes les mesures de ses trois premières années de mandat par la crise du coronavirus, le président de la République ne veut pas arriver à l’élection présidentielle de 2022 sans avoir entre les mains la preuve que sa promesse initiale a été tenue. Celle de transformer le pays en profondeur. Jusqu’au coronavirus, les réformes du marché du travail, de la fiscalité, du prélèvement à la source, de la SNCF ou de la formation professionnelle avaient commencé à produire des résultats. Il n’en reste plus rien ou pas grand-chose, du moins à court terme.”

En clair: juste avant la pandémie, Macron était sur le point de réussir dans tous les domaines. Mais le virus chinois a brisé tous ses rêves, et le voilà condamné à tout reprendre à zéro. Un délire que FL24 dénonçait hier.

Le Figaro, non content de se crever les yeux pour ne pas voir que Macron a tout raté, ose titrer “Pourquoi Emmanuel Macron tient tant à sa réforme des retraites”, et ajouter qu’elle se fera coûte que coûte: “S’il ne devait en rester qu’une ce serait elle: la réforme des retraites. La mère de toutes les réformes, mais pas seulement. Avant tout la garantie de l’ardeur réformatrice d’Emmanuel Macron.”

Le Figaro est tombé, tel un débutant, dans le piège tendu par Macron. De ses propos, il fallait comprendre que la réforme était annulée dans les faits et maintenue dans le discours, mais le quotidien historique de la droite française en a conclu que la réforme aurait lieu parce que Macron est un homme, un vrai, fidèle à ses brillantes convictions, seul contre tous les idiots.

En somme, Le Figaro accepte de jouer au bonneteau proposé par Macron, et il y perd toute crédibilité. Ce n’est pas avec une presse aussi candide, aussi manipulable, aussi prompte à se faire arnaquer par un roitelet idéologique de gauche, que la droite va reprendre du poil de la bête.

 

 

 

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