Interview du 14 juillet: le moment où Macron a été stalinien

Emmanuel Macron / Photo: Wikimedia Commons
Emmanuel Macron / Photo: Wikimedia Commons

Lors de son interview du 14 juillet à l’Élysée, Macron a eu une séquence proprement stalinienne. On aurait dit un leader soviétique à la tribune d’un congrès du Parti Communiste.

Quand on lui a demandé des comptes sur la situation économique du pays, il a répondu, extrêmement fier: “Nous avons massivement dépensé.” Pour lui, c’était la preuve qu’il était un homme bon, un grand chef, un architecte du futur.

Et, encore plus fier, il a précisé: “460 milliards.” Quelle performance! Quel homme, quel héros! Quand son pays sombre après avoir percuté l’iceberg Coronavirus, que fait-il? Il se fait livrer des enclumes par hélicoptère! Quel génie de la guerre sanitaire!

Et puis, soudain, il a avoué que ces 460 milliards “devront revenir dans nos caisses”. Ce qui revient à dire qu’il nous endette tous, et toujours davantage, sur le plus long terme possible. Ce qui est évidemment la pire solution possible.

Il a promis, comme il le fait depuis maintenant deux mois, un “plan de relance massif”. Sarkozy nous avait déjà fait le coup avec son grand plan des “mille projets”. Un échec total, grotesque, ruineux, que la France a déjà oublié. Mauroy nous l’a fait aussi et tant d’autres! La relance est la spécialité des politiciens français les plus kamikazes. Celle de Macron va échouer aussi lamentablement, pour les mêmes raisons que toutes les autres.

Macron a ensuite joué au bonneteau en tentant de nous faire croire que ces nouvelles dépenses et ces nouvelles dettes sont des “investissements légitimes”. Autrement dit: jeter l’argent par les fenêtres va finir par nous rapporter de l’argent. 100% des Français sensés savent que ça ne peut pas marcher.

Macron a baptisé “dette Covid” cette nouvel endettement “que nous allons amortir sur le très long terme”, a-t-il conclu. Non, nous n’allons pas l’amortir. Nous allons le traîner comme un boulet qui pèsera de plus en plus lourd, au point que nous ne savons même pas si nous y survivrons.

Macron veut que nous le pensions: dépenser 460 milliards est la solution. Il veut que la catastrophe budgétaire qu’il déclenche soit perçue par nous comme une chance pour la France. Il a plusieurs fois insisté sur le fait que “le moment où nous sommes est une opportunité.” Il veut faire de la crise en cours un grand moment de socialisme.

Macron s’y connaît en économie comme Staline s’y connaissait. Ces gens n’ont qu’une idée en tête: creuser des trous budgétaires tellement profonds qu’on peut y enterrer les peuples.

 

 

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici