Syndrome de Stockholm: Les parents de la gendarme tuée, contre la haine envers le meurtrier

La gendarme Mélanie Lemée, morte à 25 ans, fauché par Yassine E./DR
La gendarme Mélanie Lemée, morte à 25 ans, fauché par Yassine E./DR

Le 4 juillet dernier, Yassine E. a forcé un barrage de gendarmerie et fauché une gendarme de 25 ans, Mélanie Lemée. “Ce gars-là, je n’ai pas de jugement à porter sur lui, tout du moins pas dans l’immédiat”, déclare la mère de la victime, au micro d’Europe 1. 

“Je ne connais pas le passé qu’il a eu pour en arriver là, mais ce qui est sûr c’est que sa vie est complètement fichue”, poursuit la mère dans une empathie totalement dévoyée envers le meurtrier de sa fille, qui lui a fauché la vie, et à pleine vitesse.

“Nous portons des valeurs du vivre-ensemble et la haine ou les messages de haine n’ont pas de place dans le vivre-ensemble”, ose le père de la gendarme. Comme une imitation de l’ignoble Antoine Leiris et son “Vous n’aurez pas ma haine!” adressé aux djihadistes du Bataclan qui ont assassiné sa femme le 13 novembre 2015.

“Et ceux ou celles qui la profèrent, que ce soit sur les réseaux sociaux ou ailleurs, se trompent. Avec la haine, on n’avance pas. Elle ne permet pas aux individus de s’épanouir. Et en faisant ce métier, notre fille n’était pas porteuse de haine”, a insisté le père, s’insurgeant ainsi contre les réactions scandalisées envers ce chauffard sans permis.

Un comportement totalement irrationnel, qui trahit un syndrome de Stockholm. Les parents de la défunte vont jusqu’à défendre leur bourreau, contre la saine révolte face au danger public. S’ils s’interdisent de juger le meurtrier de leur fille, ils ne se privent pas en revanche pour juger et condamné l’indignation populaire que ce crime a suscitée.

Cette attitude constitue un danger, car elle condamne les innocents qui sont logiquement horrifiés devant la criminalité, et relaxe les bourreaux de notre société, ce qui encourage la dangerosité de leur comportements. Ce discours subversif doit être dénoncé pour toute sa nocivité.

Source: Europe 1

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