Pour Dupond-Moretti les jeunes multirécidivistes “n’ont pas eu de chance. Il faut les aider”

Eric Dupond-Moretti/DR
Eric Dupond-Moretti/DR

Depuis sa nomination au ministère de la Justice, Éric Dupond-Moretti a clairement mis la barre à gauche toute, en se rendant au chevet des prisonniers de Fresnes qui l’ont acclamé à son premier déplacement, et en allant ce lundi en banlieue parisienne, dans un centre éducatif fermé (CEF) pour mineurs délinquants.

Alternatives à l’incarcération, les CEF reçoivent jusqu’à douze jeunes multirécidivistes pour une période de six mois renouvelable une fois, en application d’un contrôle judiciaire, d’un sursis avec mise à l’épreuve ou d’un aménagement de peine. Environ 13 000 jeunes y ont été placés depuis 2002.

“Ces gamins-là, pour la plupart d’entre eux, n’ont pas eu de chance. Il faut les aider”, a osé réduire le garde des Sceaux devant la gravité de la situation judiciaire française, où les victimes sont oubliées et les condamnés bichonnés.

“On a des droits, mais on a des devoirs aussi. Tout ça, c’est mis en place (…) pour qu’à la sortie, tu deviennes un citoyen comme les autres”, a-t-il expliqué à Dylan, un mineur qui a déjà connu trois périodes d’incarcération.

“J’ai toujours pensé qu’il valait mieux construire une école qu’une prison. Les gamins qui sont là sont déchirés par la vie”, a déclaré le ministre aux journalistes après cette visite.

Un lieu commun complètement démago qui occulte que ce sont ses petits protégés qui ont pour beaucoup déchiré la vie de leurs victimes. Le ministre de la Justice ose ainsi transformer les agresseurs en victimes. Si la réinsertion des condamnés est défendable, leur déresponsabilisation est condamnable.

Source: AFP

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