Déjà poursuivi pour des assassinats, il est libéré deux jours avant d’être condamné pour trafic de drogue

Image d'illustration Photo: Flickr
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Extradé du Maroc fin décembre 2019, déjà condamné une douzaine de fois, ce caïd de la drogue marseillaise était alors placé en détention provisoire dans deux dossiers: Un règlement de comptes ayant fait deux morts et un blessé en octobre 2016, et pour être une des têtes du trafic de stupéfiants du réseau des Oliviers.

Son premier mandat de dépôt, visant le trafic de stupéfiants, avait été levé, le 24 juin par la cour d’appel d’Aix-en-Provence, sur la base d’une décision de la Cour de cassation qui avait limité les prolongations de détentions provisoires lors de la pandémie de Covid-19.

Toujours détenu pour le volet criminel de ces affaires, le Marseillais de 36 ans a comparu devant le tribunal pour le trafic de stupéfiants le 3 juillet, et le délibéré de l’affaire a été fixé au vendredi 10 juillet.

Mais entre-temps, mercredi 8 juillet, la Cour de cassation a libéré le trafiquant, car elle a estimé que la cour d’appel d’Aix-en-Provence avait trop tardé à se prononcer sur une demande de remise en liberté, qui accompagnait la contestation de son extradition.

La cause de ce retard? La nécessité de traduire le décret marocain d’extradition qui avait considérablement compliqué le travail de la cour, repoussant sa décision, ce qui a finalement coûté la libération du caïd.

Résultat: au moment où le tribunal correctionnel de Marseille le condamne vendredi à 14 ans de prison, le trafiquant avait mis les voiles et doit déjà se trouver très loin.

Source: AFP

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