Lorsque Dupond-Moretti dézinguait sans pitié Marlène Schiappa…

Marlène Schiappa. Eric Dupond-Moretti / Photo: Capture d'écran YouTube
Marlène Schiappa. Eric Dupond-Moretti / Photo: Capture d'écran YouTube

Lorsque le nouveau ministre de l’Intérieur, Éric Dupond-Moretti, s’exprimait à propos de la loi sur le harcèlement de rue, promue par l’ex-secrétaire d’État Marlène Schiappa, aujourd’hui au ministère de l’Intérieur, il ne mâchait pas ses mots.Ça devient dingue. Dingue!“, disait-il au sujet des obsessions féministes de Marlène Schiappa.

Interrogé par Jean-Jacques Bourdin, en novembre 2018, sur le délit d’outrage sexiste , Dupond-Moretti avait estimé qu’à ce propos, le gouvernement “déconne complètement“. “Il y a de vrais combats et de vraies conneries. Vrai combat, par exemple, le combat pour l’égalité des salaires.”

Il y a une très vieille dame que j’adore, qui m’a dit ‘Moi, je regrette de ne plus être sifflée’“, a-il affirmé sur le plateau de l’émission. “Ça tient à l’éducation de chacun, mais au fond, est-ce que l’État a vocation à réglementer ça? Je ne crois pas. Que l’État inflige une infraction, c’est 90 euros pour avoir sifflé, on déconne complètement.”

Un peu plus tôt, en mars 2018, Dupond-Moretti a mis en avant sur CNews, sa “latinité”, en évoquant “quelques incartades” dans sa jeunesse. “Donc, j’ai sifflé quelques filles qui traversaient… Mais ça coûte 90 balles ? La bienséance doit régler ça, pas la loi ; la loi ne peut pas se mêler de ça“, a-t-il ironisé.

De même, dans un entretien au magazine GQ, il a affirmé: “À mon époque, quand une fille refusait vos avances, on appelait ça un râteau, de nos jours on appelle ça un délit“.

Désormais, il se retrouve à travailler au sein du même gouvernement avec celle pour qui ces “véritables conneries” constituent des dogmes inébranlables. Schiappa et Dupond-Moretti vont-ils réussir à s’entendre?

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