Désormais l’excision des filles sera pénalisée au Soudan

Lame d'excision en Afrique / Photo: Unicef
Lame d'excision en Afrique / Photo: Unicef

Le Conseil souverain, la plus haute instance du pouvoir au Soudan, a approuvé vendredi une loi pénalisant l’excision, une pratique ancestrale qui reste très répandue dans ce pays musulman régi en partie par la charia.

Le Conseil souverain, formé de civils dont des femmes et de militaires, a approuvé une série de lois dont celle criminalisant l’excision, une pratique “qui porte atteinte à la dignité de la femme“, selon le communiqué.

Fin avril, le gouvernement avait voté un amendement au code pénal qui rend les auteurs de l’excision passibles de peines allant jusqu’à trois ans d’emprisonnement avec paiement d’une amende.

La mutilation des organes génitaux de la femme est désormais considérée comme un crime” et “toute personne qui y a recours sera condamnée à une peine allant jusqu’à trois ans de prison“, selon le texte de loi amendé. La clinique ou l’endroit où a eu lieu l’excision risquent également d’être fermés.

On estime que plus de 200 millions de femmes dans le monde auraient subi des mutilations génitales. L’excision, et d’autre pratiques similaires, est pratiquée surtout en Afrique. Avec l’immigration, le problème se pose aussi de plus en plus en Europe.

Le nombre de filles et de femmes traitées pour mutilation génitale dans les hôpitaux allemands a augmenté de manière significative ces deux dernières années. Le nombre de femmes touchées en Allemagne seraient au moins 70 000. En outre, près de 17 700 jeunes filles mineures sont menacées, soit presque deux fois plus qu’il y a trois ans.

Le nombre de filles et de femmes touchées ou menacées de mutilation génitale est en augmentation constante en raison de l’afflux accru de personnes en provenance de pays africains comme la Somalie et l’Érythrée, où cette pratique est très répandue.

Les mutilations génitales féminines sont interdites et punies en Allemagne. Depuis 2015, cela s’applique également à l’excision des filles à l’étranger. Pour pratiquer l’excision, les familles d’origine immigrée emmènent leurs filles dans le pays d’origine ou dans d’autres pays comme la France.

Source: AFP/ DPA

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