Pourquoi certains magasins refusent-ils la carte des réfugiés? Mais c’est toujours vous qui payez

Carte de l'ADA/DR
Carte de l'ADA/DR

Dans un tweet publié mercredi, un journaliste parisien a balancé la photo d’une affiche d’un Leclerc du XIXe arrondissement qui indique que le magasin refuse les cartes de paiement des demandeurs d’asile “jusqu’à nouvel ordre”. Le bobo a tout de suite suspecté le fantôme d’Hitler d’avoir été à l’origine du message.

Mais la raison de ce refus n’a rien de scandaleux, et a parfaitement été justifiée par l’enseigne ainsi mise en accusation par le petit procureur du Net. Le refus tient au fait que le taux de commission de ces cartes est “particulièrement élevé pour les commerçants”, a expliqué Leclerc sur Twitter.

De plus, chaque franchisé est libre de les accepter ou non, mais le magasin incriminé a fait marche arrière.

Sous ces tweets, d’autres commerçants, notamment des buralistes, confirment l’argumentation de Leclerc. Ils évoquent une facturation, pour chaque paiement avec cette carte, de 3%. Soit “10 fois la commission d’une carte bancaire classique”, qui se situe d’ordinaire entre 0,25 et 0,35%.

Un taux très élevé, pourtant prévu dans le marché conclu entre l’État et le fournisseur des cartes, Up, un spécialiste des solutions de paiement qui gère aussi les cartes “titre restaurant”, les chèques culture, etc.

Mais face au refus grandissant de la carte, Up et l’Office français de l’immigration et celui de l’intégration se sont mis d’accord la semaine dernière pour ne plus rien facturer aux commerçants. Depuis, Up a prévenu chaque commerçant de l’annulation des factures, et remboursé ceux qui les avaient réglées. Souriez, c’est toujours vous qui payez!

Source: BFMTV

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