Dans le Gard, cinq Maghrébins condamnés pour une vingtaine d’attaques violentes d’automobilistes

Justice. Image d'illustration Photo: Pixabay
Justice. Image d'illustration Photo: Pixabay

Cinq Maghrébins, originaires d’une cité sensible de Nîmes, ont été condamnés hier par un tribunal correctionnel à des peines de 3 à 9 ans de prison dans l’affaire des “pirates de l’autoroute”. Ces cinq “jeunes”, âgés de 26 à 29 ans avaient écumé les autoroutes A7 et A9 pendant l’été 2017, agressant avec une grande violence les conducteurs de luxueuses berlines pour les dépouiller de leurs biens après les avoir tabassés.  Au moins 24 victimes avaient été dénombrées.

Lotfy Boussouak, Rochdi Benjeddou, Abdelaziz Berrada, Youness El Asri et Madhi Karroum comparaissaient hier, mercredi 8 juillet, devant le tribunal correctionnel de Nîmes (Gard), accusés d’être les membres du gang des “pirates de l’autoroute” qui avait défrayé la chronique durant l’été 2017 dans le sud de la France.

Cet été-là, dans le Gard et les départements voisins, les autoroutes A7 et A9, avaient été le théâtre de très violentes attaques d’automobilistes, conduisant des voitures haut de gamme, par une équipe de braqueurs armés et sans scrupules.

La bande repérait ses proies sur les aires de repos avant de les tabasser à coups de barres de fer ou d’extincteurs et de se faire remettre leurs biens de valeur et souvent leurs véhicules.

Certaines attaques avaient eu lieu directement sur les voies de circulations où les accusés venaient percuter le véhicule ciblé avant de passer à tabac les occupants pour ensuite les délester de leur argent et de leur objets de valeurs sous la menace d’armes.

Pas moins de 24 victimes, pour beaucoup étrangères, avaient été recensées par les enquêteurs. Aucune d’elles n’a souhaité être présente à l’audience pour témoigner. Toutes les victimes ont été décrites comme “tétanisées et terrorisées” à la suite des agressions.

Les prévenus, âgés de 26 à 29 ans, et originaires du quartier très sensible du Mas de Mingue, à Nîmes, ont, pour la plupart, contesté les faits et même tenté d’apitoyer les magistrats en prétextant que la société ne leur a jamais donné leur chance.

L’un d’eux, Lofty Boussouak, le meneur du gang, avait été interpellé en juillet 2019 dans une ferme isolée du Gard, après six mois de cavale. En effet, le 28 janvier 2019, un commando armé l’avait fait évader du palais de justice de Tarascon (Bouches-du-Rhône) après avoir fait feu sur son escorte. L’homme sera jugé prochainement pour ces faits.

Malgré les réquisition du procureur de la république qui réclamait jusqu’à 15 ans de prison pour certains des accusés, les cinq hommes ont été condamnés à des peines de 3 à 9 ans de détention pour notamment vols avec armes et avec violences et association de malfaiteurs en récidive.

Source: AFP/ Ouest-France

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