Le Liban ruiné sur le chemin de la guerre civile? Le Hezbollah au cœur du problème?

Manifestation au Liban Photo: DR
Manifestation au Liban Photo: DR

Autrefois appelé la Suisse du Moyent-Orient, le Liban est aujourd’hui plus que jamais une véritable poudrière qui n’attend que d’exploser avec la ruine de son État, qui risque bien d’être l’étincelle qui mettra le feu aux poudres des conflits religieux qui resurgissent.

L’acteur incontournable du Liban est la milice chiite dirigée par l’Iran: le Hezbollah, qui est accusé par les États-Unis d’avoir “siphonné des milliards de dollars qui auraient dû aller dans les coffres du gouvernement afin de satisfaire aux services basiques dont manquent les citoyens”. Une accusation niée en bloc par la puissante organisation terroriste.

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, s’est insurgé contre l’ambassadrice américaine qu’il a accusé de se rendre chez des dirigeants politiques “pour les monter contre le Hezbollah” en vue de provoquer “une guerre civile”. Pourtant nul besoin des États-Unis pour qu’éclatent déjà des conflits entre musulmans sunnites et chiites.

Le Liban est frappé de plein fouet par une crise économique sans précédent dans toute son Histoire. Le pays a fait défaut et choisi de ne pas rembourser sa dette, ce qui a mécaniquement provoqué l’effondrement de sa monnaie nationale sur fond de crise politique et de protestation sociale inédite.

Le Hezbollah a accusé les États-Unis de chercher à affamer les Syriens et les Libanais, et d’interdire l’afflux de dollars, monnaie sur laquelle est indexée la livre libanaise. Autrement dit, le Hezbollah déteste l’Occident mais pas son argent, bien entendu…

Source: AFP

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