VIDEO-CHOC! Un avocat des caïds décrit l’ampleur de la drogue dans les cités, le pilier de l’économie française

Image d'illustration / Photo: GettyImages
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Gérald Pandélon, avocat pénaliste, docteur en droit public et administratif, auteur de La France des caïds, a défendu dans sa carrière de nombreuses figures du grand banditisme, y compris des trafiquants. Grâce à son expérience, il analyse de l’intérieur le phénomène de trafic de drogue omniprésent dans les cités.

Gérald Pandélon est tombé dans ce milieu un peu par hasard, lors de ses débuts en tant qu’avocat. Il a réussi à faire relaxer un parrain, qui lui a “présenté ses amis“.

“Puis ça a été déterritorialisé, puisque ce fut d’abord à Paris, puis Lyon, Marseille, Perpignan, puis les grandes villes connues pour être des grandes villes où un certain nombre de personnes ont maille à partir avec la justice pénale et la justice criminelle“, raconte-t-il.

Il analyse le phénomène “d’une autre forme de banditisme (qui) s’est installée géographiquement dans les cités“, une sorte de grand remplacement du milieu. Ce qui a changé, c’est non seulement la composition ethnique, mais aussi l’ampleur.

À titre de comparaison, “dans les années 1960, vous aviez uniquement 300 poursuites par an du chef de ‘trafic de stupéfiants’, parmi elles, toutes n’étaient pas accompagnées d’une condamnation pénale. Aujourd’hui nous sommes à plus de 200 000“, affirme l’avocat.

Gérald Pandélon constate que le marché de la drogue en France se porte à merveille. C’est même le premier secteur de l’économie, clandestine mais bien réelle, qui pèse 3,6 milliards d’euros par an de chiffre d’affaires.

De point de vue sécuritaire, c’est un désastre. Il ne s’agit pas uniquement de la soustraction de revenus au fisc ou de la consommation. “80% des crimes qui sont perpétrés sont en relation avec le trafic de drogue“, avance Gérald Pandélon.

Il est évident que si ce système ne faisait pas vivre un certain nombre de personnes croissant, le problème aurait été réglé il y a un certain nombre d’années“, fait remarquer l’avocat.

Les plans successifs concoctés par le gouvernement sont complètement angéliques et déconnectés de la réalité du terrain. “Aussi louables soient leurs intentions, ils ne comprennent pas le fonctionnement de l’intérieur des cités“, déplore Gérald Pandélon.

Le trafic de drogue à l’échelle industrielle se nourrit du mélange ethnico-social des cités. Par exemple, dans le département des Bouches-du-Rhône, “70% des bénéficiaires du RSA sont situés à Marseille“. En traduisant, cela signifie que “40% des jeunes entre 16 et 25 ans sont au chômage“. Ils sont la main d’œuvre rêvée pour les caïds qui “vont nourrir les jeunes des cités, ce sont les chouffes…”

Le gouvernement qui écrase sous une pression fiscale tous les Français, y compris ceux des cités, les privant des possibilités de créer leur entreprise ou de trouver du travail, encourage ainsi les trafics et les pousse dans les bras des caïds.

Source: Sud Radio

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