Le maire de Stains mis en demeure de modifier la fresque “antiraciste”

Photo: DR

A Stains, en Seine-Saint-Denis, une fresque réalisée par un “collectif d’artistes locaux” suscite la controverse depuis son inauguration, il y a une dizaine de jours, en présence du maire communiste. Il va devoir la faire modifier.

C’est le préfet de Seine-Saint-Denis lui-même qui vient de mettre en demeure Azzédine Taïbi, le maire PCF de Stains, de supprimer une partie de l’inscription figurant sur ladite fresque.

Celle-ci représente, assez grossièrement, les visage de Georges Floyd et Adama Traoré, sur un fond bleu agrémenté de nuages, et comporte leurs noms et la mention RIP (“Requiescat In Pace” en Latin ou “Rest In Peace” en Anglais, reposez en paix) surmonté de la mention “contre le racisme et les violences policières”.

C’est cette dernière mention qui a suscité la colère de nombreux Français, en particulier des policiers et du syndicat Alliance, qui avait organisé le 22 juin une manifestation devant la préfecture de Seine-Saint-Denis et dont une délégation avait été reçue par le préfet.

Les activistes du “Comité Adama Traoré” avait quant à eux appelé à un rassemblement au même moment devant la fresque controversée, qui avait mobilisé environ 150 personnes.

Monsieur le préfet me met en demeure de supprimer le mot “policières” de la fresque. Cette injonction était celle du syndicat de policiers Alliance. Je ne saisis pas le sens de cette mise en demeure infondée“, a déclaré le maire communiste.

Azzédine Taïbi dit également avoir mandaté son avocat, Arié Alimi, “afin d’étudier les suites à donner au préfet“. Ce qu’il prétend ne pas comprendre est pourtant parfaitement clair: une mise en demeure de la préfecture doit être exécutée.

Christophe Castaner, que l’on sait pourtant enclin à une indulgence coupable vis-à-vis des manifestations racialistes, avait estimé le lendemain que la fresque “mettait en scène un amalgame honteux entre racisme, violence et forces de l’ordre“.

Il vient de soutenir “l’initiative” du préfet de Seine-Saint-Denis. Qu’il comprenne ou non le sens de cette mise en demeure, le communiste Taïbi va devoir s’exécuter et effacer le mot “policières” de cette fresque de la honte.

Source: 20 Minutes

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