Deux ex-agents secrets français aux assises pour trahison au profit de la Chine

Image d'illustration / Photo: DGSE
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Lors de la révélation de l’affaire, en mai 2018, les autorités françaises avaient parlé d’une affaire “d’une extrême gravité”: deux ex-agents secrets français seront jugés lundi devant la cour d’assises spéciale de Paris.

Ils sont “soupçonnés d’avoir commis des actes susceptibles d’être qualifiés d’actes de trahison et susceptibles de mettre en cause les secrets de la défense nationale”, avait déclaré la ministre des Armées, Florence Parly, au moment de leur interpellation.

Pierre-Marie H. et Henri M., qui travaillaient pour la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), le service d’espionnage français, comparaissent notamment pour “livraison d’information à une puissance étrangère”, “intelligence avec une puissance étrangère” et “atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation”.

Le premier a été arrêté à l’aéroport de Zurich avec une forte somme en liquide après avoir rencontré un contact chinois sur une île de l’Océan indien. Outre le contre-espionnage, il était passé par la surveillance des organisations de masse, notamment les syndicats.

Le second a été nommé en 1997 représentant officiel de la DGSE à Pékin, où il a occupé le poste de deuxième secrétaire à l’ambassade. Mais il a été rappelé en France dès début 1998, à la suite de sa liaison avec l’interprète chinoise de l’ambassadeur. Une fois retraité, il est retourné en 2003 s’installer en Chine, où il a épousé l’ex-interprète.

Selon plusieurs médias, les deux accusés, qui se sont côtoyés au contre-espionnage à la DGSE, auraient espionné le renseignement extérieur français pour le compte de Pékin.

Au moment de leur arrestation, le ministère de la Défense avait assuré que la DGSE avait elle-même détecté la fuite et “porté de sa propre initiative ces faits à la connaissance du procureur de Paris”, tout en restant très évasif sur les faits et sans même dire au profit de quel pays avait eu lieu la trahison des deux agents.

Ces derniers vont comparaître devant une cour d’assises spéciale, composée uniquement de magistrats professionnels, mais en raison du risque d’atteinte au secret-défense, ce dossier très sensible sera probablement jugé à huis clos. Ils encourent 15 ans de prison.

Source: Le Figaro

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