Le ministre turc des Affaires étrangères exige la soumission de la France dans l’affaire de la frégate

Image d'illustration / Photo: Flickr
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Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a déclaré jeudi qu’Ankara attendait des excuses de la France pour ses “fausses accusations” relatives à un incident survenu le mois dernier entre une frégate française et des bâtiments turcs.

Une enquête menée par l’Otan n’a pas corroboré la version présentée par Paris, a-t-il rappelé.

Mercredi 17 juin, le ministère des Armées a révélé que la frégate Le Courbet, déployée au large de la Libye pour identifier un cargo suspecté de servir le trafic d’armes, a fait l’objet le 10 juin dernier de trois “illuminations radar”, équivalant à un marquage de cible, de la part d’une frégate turque, qui s’apprêtait ainsi à tirer.

“Cette affaire est à nos yeux très grave. On ne peut pas accepter qu’un allié se comporte de cette façon contre un navire de l’Otan, sous commandement de l’Otan, menant une mission de l’Otan”, a dénoncé le ministère des Armées. Les navires turcs utilisent d’ailleurs “des indicatifs Otan” pour s’identifier lors de leurs missions d’escorte.

“On a déjà connu des passes compliquées dans l’Alliance, il y a des moyens de les surmonter, mais on ne peut pas faire la politique de l’autruche et on ne peut pas prétendre qu’il n’y a pas un problème turc actuellement à l’Otan. Il faut le voir, le dire et le traiter”, a confié auprès de Reuters un responsable du ministère français des Armées.

Le bâtiment français tentait alors de vérifier, dans le cadre de la mission de surveillance de l’Otan Sea Guardian, qu’un bateau turc naviguant transpondeur coupé et refusant de communiquer son port de destination, ne transportait pas d’armes vers la Libye.

La France accuse la Turquie, membre comme elle de l’Otan, de ne pas respecter ses engagements sur la Libye.

Elle a décidé de suspendre temporairement sa participation aux opérations de surveillance de l’Otan en Méditerranée orientale, le temps d’obtenir des clarifications de l’Alliance, principalement sur le respect de l’embargo qui frappe les livraisons d’armes à la Libye.

Source: Reuters

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