Arrosé de milliards par le gouvernement, Air France vire quand même un salarié sur dix

Image d'illustration / Photo: Wikimedia Commons
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Les subventions d’État à Air France illustrent parfaitement l’absurdité du socialisme à la française. D’abord, on l’empêche de travailler par le confinement absurde, puis on l’arrose de milliards, pour lui interdire ensuite de faire son travail et pour accepter qu’il licencie des milliers d’employés.

Air France prévoit de supprimer près de 7600 postes, dont un millier dans sa filiale régionale. Hop!, a confirmé le secrétaire d’État chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari.

Il s’agit quand même de 11% de la masse salariale, plus d’un employé sur dix. Ce sont les syndicats qui ont révélé ces chiffres.

J.-B. Djebbari a déclaré qu’il s’agissait effectivement de “chiffres qui ont été évoqués hier en comité d’entreprise extraordinaire“, en ajoutant que l’ampleur de cette restructuration envisagée d’ici 2022 dépendrait “beaucoup à la fois des dispositifs d’entreprise et de la reprise du trafic“.

Nous avons demandé à la direction d’Air France d’avoir le moins de départs contraints possible, d’avoir recours évidemment là aussi aux départs volontaires“, a-t-il souligné.

Ce plan de restructuration a été annoncé alors qu’Air France a obtenu fin avril une aide de sept milliards d’euros de la part de l’État français pour faire face à la quasi-paralysie du trafic aérien mondial provoquée par le confinement.

Ce n’est pas sept milliards, comme je l’ai entendu, pour payer des plans sociaux, c’est sept milliards pour pouvoir survivre, pour pouvoir payer les salaires à la fin du mois parce que c’est nécessaire“, a déclaré Jean-Baptiste Djebbari en réponse aux critiques, en soulignant que “chaque mois, Air France perd des centaines de millions d’euros actuellement“.

En contrepartie de ce soutien, le gouvernement impose à la compagnie l’abandon des vols intérieurs pour lesquels il existe une solution alternative ferroviaire de moins de 2h30. La lubie idéologique pseudo-écologiste de réduire les émissions de CO2, empêche Air France de gagner de l’argent et force la compagnie à licencier.

Moins de vols égale moins de pilotes, hôtesses, personnel au sol, mais aussi, automatiquement, la fermeture de sites de maintenance régionaux.

Le ministre évoque la “contraction de 40% du réseau domestique” programmée. On donne donc à Air France sept milliards pour que la compagnie travaille beaucoup moins. C’est comme si on subventionnait un épicier pour qu’il reste fermé trois jours sur sept, tout en empêchant d’autres épiciers d’ouvrir.

Vous cherchez une logique? C’est inutile. Voici le socialisme.

Source: BFMTV/ RMC

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