Le “plan Hulot” en route: le gouvernement ferme le réacteur de la centrale de Fessenheim

Fessenheim / Photo: Twitter
Fessenheim / Photo: Twitter

EDF a déconnecté le réacteur n°2 de la centrale de Fessenheim du réseau électrique national dans la nuit de lundi à mardi, mettant ainsi un terme à l’exploitation de la plus ancienne centrale nucléaire en exploitation du parc français, mise en service il y a 43 ans.

La déconnexion du réacteur n°2, après celle du réacteur n°1 survenue le 22 février, a eu lieu lundi à 23h30, selon les données du gestionnaire de lignes à haute tension RTE.

La fermeture de la centrale de Fessenheim, dans le Haut-Rhin, avait été annoncée par François Hollande avant son mandat de président de la République, de 2012 à 2017, puis confirmée par Emmanuel Macron lors de la campagne pour l’élection présidentielle de 2017.

Elle s’inscrit dans l’objectif du “plan Hulot” de faire baisser à 50% la part du nucléaire dans la production nationale d’électricité en 2035 (contre 71% en 2019), ce qui implique la fermeture de 14 réacteurs d’ici là, dont six à huit avant 2030 (en incluant les deux unités de Fessenheim).

Cette fermeture ne sera pas gratuite pour le contribuable. Selon un accord signé en septembre 2019, l’État va indemniser EDF via une première série de versements correspondant à l’anticipation des dépenses liées à la fermeture de la centrale, pour un total proche de 400 millions d’euros sur une période de quatre ans.

Des versements ultérieurs auront lieu, jusqu’en 2041, correspondant à un éventuel manque à gagner fixé selon la production passée de la centrale de Fessenheim, calculés à partir des prix de vente de la production nucléaire et notamment des prix de marché observés.

Source: Reuters

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