Le gouvernement grec bride enfin les ONG pro-immigration

Image d'illustration / Photo: Flickr
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Fini le foutoir pseudo-humanitaire et la dictature des bons sentiments. Les nouvelles règles instaurés au début de l’année en Grèce dans le cadre plus large d’une loi sur les migrations s’appliquent désormais aux ONG qui s’occupent des “réfugiés” et de “l’asile”.

Ces règles, nécessaires selon la Grèce pour une plus grande transparence et une meilleure responsabilité, sont présentées par les ONG en question comme discriminatoires.

Rédigées par le ministère grec des Finances et le ministère de l’Immigration et de l’Asile, les nouvelles règles imposent des conditions supplémentaires pour l’enregistrement ONG.

Les ONG pro-immigration sont désormais tenues de s’enregistrer auprès du ministère de l’asile et des migrations. Elles doivent également être certifiées si elles souhaitent recevoir un financement au niveau de l’État ou de l’UE.

En effet, les règles empêchent essentiellement les nouvelles ONG de s’enregistrer, car elles doivent présenter des bilans financiers datant de deux ans.

Ce nouveau processus exclura de nombreuses organisations parce qu’elles n’ont pas le budget nécessaire pour couvrir ces coûts. Il s’agit de très petites organisations de la société civile, de la base“, selon Melina Spathari, de Terre des Hommes, une ONG internationale.

Cela signifie également que moins de “demandeurs d’asile” et de “réfugiés” seront attirés en Grèce car beaucoup d’entre eux dépendent des ONG une fois arrivés dans ce pays. On limite ainsi l’effet de pompe aspirante.

Le refugee-business est florissant en Grèce. Le pays compte actuellement environ pas moins de 86 ONG enregistrées travaillant dans le domaine de la migration, 73 nationales et 13 internationales, grassement financées par des instances internationales, dont l’Union européenne.

De telles mesures correspondent aux déclarations publiques faites par des politiciens du parti au pouvoir en Grèce, Nouvelle Démocratie, qui ont accusé certaines ONG de trafic d’êtres humains et de contrebande.

Plus récemment, la ministre grecque de l’Immigration et de l’asile, Notis Mitarachi, a accusé les ONG d’avoir mal géré quelque 1,3 milliard d’euros de fonds européens entre 2015 et 2019.

Source: Greek Reporter

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