La pénurie de masques? Agnès Buzyn dit que ce n’est pas de sa faute, elle a tout bien fait

Agnès Buzyn Photo: Wikimedia Commons
Agnès Buzyn Photo: Wikimedia Commons

“Cette gestion de stocks, elle ne revient pas à un niveau ministre. (…) La vigilance que je dois avoir, c’est sur des dizaines de produits”, s’est défendue l’ancienne ministre de la santé, Agnès Buzyn, devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur le fiasco sanitaire du virus chinois.

L’ancienne ministre a prétexté que si l’attention s’était “a posteriori” portée sur la question des masques, en raison de la pandémie de la Covid-19, les comprimés d’iode en cas d’accident nucléaire ou les tenues de protection face au virus Ebola n’étaient pas des sujets “moins importants” pour un ministre de la Santé. Complètement à côté de la plaque.

Interrogée par les députés, celle qui s’est fait laminer à l’élection de dimanche a prétendu ne pas avoir eu connaissance du courrier adressé par Santé publique France à la Direction générale de la Santé, en septembre 2018, qui alertait de la péremption d’une part importante du stock stratégique d’État de masques et recommandait de racheter ces équipements pour porter le stock à 1 milliard de masques. Un trou de mémoire embêtant.

Elle se défend en expliquant que ce n’est pas elle qui a pris la décision de détruire les masques jugés non conformes alors que le stock n’avait pas encore été reconstitué. Mais l’ancienne ministre s’est en revanche défaussée sur le rôle de l’agence Santé publique France, responsable de la gestion des équipements de protection. Habile.

Agnès Buzyn, comme au grand temps du socialisme français, est responsable mais pas coupable. Macron avait promis un renouveau, on a eu droit à un remake de Mitterrand, mais pas sûr que les Français apprécient cette parodie qui se joue avec leur argent et leur santé.

Source: AFP

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici