“J’étais très fatiguée”, plaide Buzyn pour avoir poignardé Macron dans le dos

Macron et Buzyn Photo: DR
Macron et Buzyn Photo: DR

Lors de son audition face à la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur le fiasco du virus chinois, Agnès Buzyn ne s’est pas seulement dédouanée de ses responsabilités en tant que ministre de la santé, mais aussi sur ses déclarations du 17 mars dans Le Monde, où elle avait dénoncé la “mascarade” macroniste.

L’ancienne ministre y avait expliqué que, le 17 février, elle pleurait en sachant que la “vague du tsunami était devant nous” et que la tenue des élections municipales était irresponsable. Mais, aujourd’hui, la ministre a souhaité prendre ses distances avec ses propos en prétendant: “Ce n’est ni une interview et encore moins une déclaration”.

“Une journaliste m’appelle à un moment où j’ai bataillé toute la journée contre la fusion des listes, je suis persuadée que le second tour ne peut pas se tenir, je demande qu’on arrête, j’arrête d’ailleurs ma campagne. C’est à ce moment-là que la journaliste m’appelle, il ne s’agissait pas d’une interview, sinon j’aurais relu mes propos. Ils ne m’ont pas été soumis”.

Interrogée de nouveau par Éric Ciotti, rapporteur de la commission d’enquête, si elle avait bien tenu ces propos, Agnès Buzyn s’est énervée:

“Écoutez, sincèrement, j’avais passé une journée épouvantable, j’étais très fatiguée, on m’accusait sur les réseaux de n’avoir rien vu alors qu’au contraire je me suis battue pendant un mois alors que j’avais la réforme des retraites, la loi de bioéthique au sénat et la grève des hôpitaux.

Ce que je voulais dire, c’est “Arrêtez de dire que je n’ai rien vu, j’ai tout vu, j’ai tout préparé”. J’ai pressenti un danger bien avant les autres. Le premier ministre l’a perçu tout de suite avec moi, il m’a fait une confiance totale sur cette période.” On se demande alors quel aurait été le résultat si en plus elle n’avait rien vu…

Source: AFP

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