Bientôt plus de RER ni de métro en Île-de-France? Le confinement les a mis en faillite

Image d'illustration / Photo: Pxhere
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Paris et sa région sans RER et sans métro au plus fort de la saison touristique? Le trafic en Île-de-France pourrait être à l’arrêt tout l’été, faute d’argent. Le confinement macroniste a mis les transports au bord de la faillite, mais on peut parier que l’État mettra encore la main à la poche. Celle du contribuable, bien sûr.

La crise de la covid a été une espèce d’ouragan“, s’est émue Valérie Pécresse, la présidente de la région et d’Ile-de-France Mobilités.

Sans soutien de l’État, on ne peut plus payer. Nous ne paierons plus les opérateurs à partir du 8 juillet par manque de trésorerie, tout simplement“, a-t-elle menacé. Pour boucher le trou si Bercy ne lui vient pas en aide, il faudrait augmenter fortement les tarifs.

Elle estime les pertes à 2,6 milliards d’euros le trou dans son budget pour cette année, dont 1,6 milliard de recettes commerciales perdues en raison de la chute de la fréquentation. Il faut y ajouter 1,5 milliard d’euros de pertes en 2021 et 500 millions en 2022.

Elle réclame aussi au gouvernement 1 milliard du versement mobilité, une taxe sur la masse salariale des structures employant plus de 11 personnes, qui ne sera pas perçue à cause du chômage partiel et de la baisse de l’activité économique.

Avec un budget de fonctionnement d’environ 10,5 milliards d’euros par an, l’Ile-de-France représente une grosse moitié du secteur des transports publics en France qui a perdu environ 4 milliards d’euros à cause du confinement.

Le secrétaire d’État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a bien sûr rassuré les présidents d’autorités organisatrices des transports publics. “L’État sera aux côtés de la région Ile-de-France, comme il l’est au côté des autres régions“, a-t-il rassuré.

Bien sûr que l’État paiera. Il a les moyens d’être généreux: c’est votre argent, celui du contribuable.

La première réponse arrive déjà: l’Assemblée nationale a prévu 425 millions d’euros pour Ile-de-France Mobilités. Mais pour Valérie Pécresse ce n’est pas assez et pas assez vite. “C’est une goutte d’eau dans l’océan de nos pertes. Moi, je ne suis pas là pour me laisser balader pendant les six prochains mois, je demande un plan de soutien massif.

Source: AFP/ Le Monde

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