Criminalité tchétchène: tout comprendre en un paragraphe

Ramzan Kadyrov, le dictateur de la Tchétchénie/DR
Ramzan Kadyrov, le dictateur de la Tchétchénie/DR

Parfois, un vrai bon expert vous explique tout en trente secondes. C’est le cas de Jean Chichizola, qui dresse un portrait de la criminalité tchétchène extrêmement clair, dans Le Figaro cette semaine.

Et comme la communauté tchétchène est un sujet de discussion très français en ce moment, tout comprendre d’un coup est un plaisir indispensable.

Voici donc comment fonctionne la mafia tchétchène: “Rassemblant quelques centaines d’individus, elle est toutefois surveillée de près. Car une partie de ses caractéristiques, son autonomie par rapport aux autres groupes, et sa grande violence, peuvent faciliter sa progression. Elle progresse tant sur le plan géographique (des grandes villes vers les villes moyennes et les cités) que sur celui des activités criminelles. Spécialisés dans les vols, les délinquants tchétchènes sont passés à l’extorsion de fonds sur d’autres malfaiteurs (turcs, moldaves, etc.). Puis ils ont investi des activités légales, ou aux frontières de la légalité, avec la création ou la prise de contrôle de structures commerciales dans les domaines de l’automobile (garages), des BTP, de la sécurité privée, des transports et du monde de la nuit. Loin de concurrencer les réseaux de narco-trafiquants qui contrôlent le marché, ils semblent toutefois s’y intéresser dans certains quartiers.”

Et si, de plus, vous voulez connaître les liens entre cette mafia et les réseaux terroristes, voici le résumé des opérations. “Paris suit les Tchétchènes séduits par les djihadistes. Ce qui peut être parfois compliqué, car ces milieux, “politiques”, “radicalisés” ou “criminalisés”, se recoupent, avec des profils hybrides (délinquant et indépendantiste, voyou et islamiste). 300 individus issus de la communauté nord-caucasienne (des Tchétchènes surtout, avec des Ingouches, Daguestanais, etc.) sont inscrits au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, qui compte quelque 10.000 fiches actives. Sur les 1400 djihadistes qui ont quitté la France pour rejoindre le djihad syro-irakien, on compte de 60 à 80 départs d’individus issus de la communauté tchétchène.”

Bref, une communauté à avoir à l’œil. Hélas, l’homme qui est chargé de la surveiller, c’est Castaner…

Source: Le Figaro

 

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