La French Tech de gauche, c’est de la merde (et nous sommes polis)

Emmanuel Macron/Twitter
Emmanuel Macron/Twitter

Il y a deux French Tech. D’un côté, des patrons et des ingénieurs français, qui travaillent très bien, inventent des solutions, déposent des brevets  créent des emplois, souvent dans la plus grande discrétion. À ceux-là, la patrie doit respect et reconnaissance, car ils parviennent à produire de la richesse dans l’épouvantable contexte économique français.

Et puis, il a l’autre French Tech. Celle de la gauche, de la bureaucratie, des macroniens. Et celle-là, restons polis: c’est de la merde.

Deux exemples très récents, et extraordinairement symboliques de la misère intellectuelle de nos puissants.

D’abord, Qwant. Imaginé par des cadors de la nomenklatura technologique française, Qwant avait pour vocation d’être LE moteur de recherche français sur Internet, celui qui allait changer nos vies en respectant nos données. Résultat: un échec cuisant. À son maximum, Qwant a réussi à fédérer… 1% des recherches des internautes français!

Le plus beau est que l’État a tenté d’imposer Qwant à toute la fonction publique. Mais les fonctionnaires ne sont pas si bêtes, et ont refusé de l’utiliser, puisqu’il ne marche pas (les fondateurs de Qwant n’ont jamais compris la corrélation entre l’utilisation des données personnelles et l’efficacité d’un moteur de recherche: en voulant inventer le premier moteur anti-espionnage, ils ont bricolé une usine à gaz paléolithique).

Moralité: le contribuable continue d’utiliser Google, mais finance Qwant pour rien, et de très hauts fonctionnaires, avec l’aimable participation de leurs fournisseurs, ont été grassement payés pour se vautrer lamentablement. C’est ça, la modernité socialiste.

Deuxième exemple: l’application StopCovid, qui a été lancée à grand renfort de tambours publics et de trompettes progressistes, et qui est maintenant utilisée par… 2% des Français, ce qui la rend complètement inutile, puisque son seul intérêt était que toute la population s’en équipe. L’application magique supposée nous débarrasser du virus était en réalité une blague Carambar.

Et il y a encore mieux: en nous annonçant une application hyper-respectueuse de nos vies privées, l’État nous a allègrement menti. Le chroniqueur-sniper H16 explique: “Alors que, normalement, les interactions sociales des uns et des autres devaient rester privées, un chercheur a découvert que les données de toutes les personnes croisées par les utilisateurs sont collectées par la plateforme: tous les contacts croisés pendant les quatorze derniers jours sont ainsi directement collectés par le serveur, ce qui n’a, en pratique, aucun intérêt sur le plan épidémiologique (mais en a certainement sur d’autres plans, ne vous inquiétez pas).” 

Le fiasco de StopCovid est évidemment bien plus grave que celui de Qwant, car il porte sur un sujet qui a déjà fait 30 000 morts sur notre sol. Mais, ici encore, le contribuable, et lui seul, passe à la caisse.

Nos lecteurs les plus âgés se souviendront peut-être que François Mitterrand voulut faire de Bull une grande marque d’informatique publique et nationale. Le gouvernement Mauroy transforma cette intention crétine en projet pharaonique, lequel s’effondra sous son propre poids dans l’hilarité générale.

Alain Besançon disait au sujet de l’informatique soviétique: “Ils peuvent bien avoir les ordinateurs les plus puissants au monde, tant que les données qu’ils y font entrer resteront fausses, les résultats seront nuls.” C’est ça, la French Tech de gauche: de magnifiques machines inventées par nos meilleurs patrons et leurs meilleurs ingénieurs… saccagées par des idéologues qui pensent que la haute technologie est une affaire d’énarques, de polytechniciens et d’anciens de Sciences-Po.

La French Tech n’a rien à se reprocher. Elle est belle, forte et elle survivra au macronisme, comme elle a survécu au mitterrandisme. Il suffit simplement de l’arracher aux zombies de luxe qui veulent la rendre politique.

Le 1er juin, jour du lancement de Stop-Covid, FL24 vous annonçait que Stop-Covid allait se planter de manière magistrale. Nous étions les seuls, de toute la presse française, à vous le dire aussi clairement. Vous comprenez mieux, maintenant, pourquoi vous devez vous abonner gratuitement à FL24.

Sources: blog d’H16, Contrepoints

 

 

 

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