Amazon, Facebook et Google utilisent des lobbies grassement payés pour redorer leur image et intimider les parlementaires

Image d'illustration / Photo: Pxhere
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Les géants d’Internet tels que Facebook, Amazon ou Google font du lobbying à outrance, influences les parlementaires qui font la loi et tentent de détourner l’attention des hommes politiques et de l’opinion publique de leurs agissements.

Ils embauchent un certain nombre de groupes de pression pour mener des campagnes de relations publiques, notamment des envois de courriers ciblés et des sondages, afin de se donner une image positive et de faire des pressions sur les députés de ne pas démanteler ou sanctionner le secteur.

Cette tactique intervient alors que le ministère de la Justice américain et les procureurs généraux ont lancé des enquêtes sur les entreprises technologiques à cause des pratiques monopolistes.

Le trio d’entreprises entreprises de la Silicon Valley nie avoir violé les règles antitrust.

Amazon, dont le fondateur Jeff Bezos est propriétaire du Washington Post, et Facebook ont refusé de commenter.

Une porte-parole de Google a déclaré que la société soutient “une série d’organisations travaillent pour aider les petites entreprises à se développer et à prospérer en ligne“.

Les géants de la technologie, comme d’autres entreprises, utilisent divers groupes de pression pour diffuser leur message et redorer leur image. La loi les autorise de ne pas divulguer le montant de leur rémunération.

Selon les militants pour l’éthique du monde des affaires, il s’agit d’un écran de fumée. Les géants d’Internet “dépensent beaucoup d’argent en lobbying et exercent une forte influence, mais d’une manière qui donne l’impression qu’e cela ne vient pas d’eux“, solon les Citizens for Responsibility and Ethics.

Les entreprises technologiques cherchent également un rapprochement avec des groupes de droite, dont l’Union nationale des contribuables (l’équivalent de nos Contribuables Associés, mais en plus puissant), qui ciblent les dépenses gouvernementales inutiles pour s’attirer les faveurs des républicains, qui contrôlent le Sénat et le pouvoir exécutif.

Le mois dernier, le groupe de contribuables a utilisé une société de sondage qui avait travaillé pour la campagne 2016 du président Trump pour évaluer le sentiment des électeurs à l’égard des géants d’Internet.

Le résultat du sondage: les électeurs pensent que leurs procureurs généraux devraient se concentrer sur d’autres questions. Un bon argument pour les GAFA.

L’Union nationale des contribuables a refusé de révéler ses donateurs et n’a pas voulu donner des raisons pour lesquelles le sondage a été commandé.

Source: Washington Post

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