Une néo-zélandaise lynchée sur les réseaux sociaux parce qu’elle vend des poupées noires

Image d'illustration / Photo: Flickr
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Une Néo-zélandaise s’est fait lyncher sur les réseaux sociaux pour avoir vendu sur Facebook des poupées “Golliwog” que les tenants du politiquement correct tiennent pour racistes. au milieu des protestations de Black Lives Matter.

Cathy Dalzell, a proposé en vente deux “belles poupées Topsy/Turvey” faites à la main et façonnées d’après le personnage de Golliwog.

Apparu à l’origine dans le livre pour enfants de Florence Kate Upton de 1895, “Les aventures de deux poupées hollandaises et d’un Golliwogg“, est considéré comme controversé par les adeptes de l’antiracisme obsessionnel.

Cathy Dalzell vend des poupées Golliwog sur Facebook depuis des années, mais les grandes gueules des réseaux sociaux n’ont commencé à l’assaillir que maintenant, dans le contexte des tensions raciales actuelles dans le monde.

La semaine dernière, aux États-Unis, l’agent de police du Minnesota Derek Chauvin a été accusé de meurtre et d’homicide involontaire après avoir été filmé en train d’interpeller un délinquant noir George Floyd.

Des marches et des protestations ont été organisées par solidarité avec la communauté noire, y compris à l’étranger, notamment dans la plus grande ville de Nouvelle-Zélande, Auckland.

Le commissaire néo-zélandais aux relations raciales, Meng Foon, a déclaré qu’il est “très inapproprié” que Cathy Dalzell continue à vendre les poupées dans “le monde d’aujourd’hui, où nous essayons d’éliminer le racisme“. Une belle preuve que la logique n’est pas un point fort du ministre. Ne faudrait-il d’abord prouver que la poupée a quelque chose à voir avec le racisme?

Cathy Dalzell a également été violemment insulté sur les réseaux sociaux: “Enlevez ces merdes, éduquez votre cul raciste de blanc privilégié“, a déclaré un donneur de leçons sur sa page Facebook. Comme ils attaquent toujours en meute, la campagne a vite ressemblé au lynchage.

Un autre a même publié un article du Jim Crow Museum of Racist Memorabilia du Michigan qui essaie de prouver la thèse absurde que le Golliwog est un symbole de haine.

Mais d’autres ont pris la défense de Dalzell. “Nous avons été achetés avec la poupée Golliwog, cela n’a rien à voir avec le racisme“, se moque un commentateur. “Laissez-moi un mot et nous en achèterons un pour notre petite-fille.”

Ce n’est pas la première fois que Dalzell est persécuté par des pseudo-antiracistes débiles. Elle a été interdite de son marché local suite à des plaintes de touristes américains et britanniques.

Les poupées sont ainsi désignées d’après Golliwogg, le nom propre d’une poupée apparue en 1895 dans le livre pour enfants Les Aventures de deux poupées néerlandaises de Bertha et Florence Kate Upton.

Le golliwog a été par la suite commercialisé sous forme de poupées et de produits dérivés et connaît une forte popularité en Angleterre dans la première moitié du XXe siècle et pendant l’après-guerre. Il a également été utilisé à des fins publicitaires et repris par d’autres auteurs de livres pour enfants, dont Enid Blyton.

Il a par ailleurs inspiré le titre de la pièce pour piano Golliwog’s Cakewalk de Claude Debussy, dans sa suite Children’s corner.

C’est seulement à fin du XXe siècle, avec le développement de l’antiracisme débile qui voit le racisme partout, que les golliwogs commencent à faire l’objet d’une controverse. Les crétins les accusent en effet de véhiculer un stéréotype raciste.

Source: The Australian

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