Nuit d’émeutes dans le Val-d’Oise après la mort d’un “jeune” à moto percuté par un train

émeutes-incendie/wikipédia
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Mercredi 27 mai, un “jeune” de 18 ans, au guidon d’une mini-moto, a été heurté par un train régional à Montigny-les-Cormeilles dans le Val-d’Oise. Bien que la police soit totalement étrangère à l’affaire, ces congénères ont organisé une véritable nuit d’émeutes dans la commune et dans deux autres du département. Les policiers ont été violemment pris à partie par des jets de projectiles et des tirs de mortiers. Des commissariats et une mairie ont été attaqués. 

Mercredi 27 mai, vers 19h00, Kémyl, un “jeune” de 18 ans , originaire du quartier sensible des Aubépines à Montigny-les-Cormeilles faisait du “cross-bitume” dans les rues de sa commune au guidon d’une mini-moto bien évidement non homologuée pour la voie publique.

Alors que le “jeune” traversait sans précautions les voies ferrées de la ligne H du Transilien, un train régional en provenance de la capitale l’a percuté au niveau d’un passage piéton. La victime est morte sur le coup.

Le transilien s’est arrêté quelques mètres après l’impact avec le deux-roues bloqué sous la caisse tandis que le corps a été projeté à une dizaine de mètres. La circulation des trains a été suspendue jusqu’à minuit.

Dés l’arrivée des forces de l’ordre, venues sur les lieux pour procéder aux premières constatations et sécuriser l’intervention des secours et des agents SNCF, des “jeunes” connaissant la victime se sont attroupés et ont agressé verbalement les policiers.

En effet, bien qu’aucun effectif ne se soit trouvé à proximité au moment de l’accident, les congénères de la victime ont invectivé les policiers, les accusant d’avoir poursuivi le motard. Une rumeur de course-poursuite avec la police s’est alors propagée sur les réseaux sociaux.

Aussi, c’est presque sans surprise que les policiers ont été attirés dans plusieurs quartiers de la commune par des incendies de containers-poubelles vers 23h00 le soir même. Pris à partie par des dizaines d’émeutiers, les agents ont été la cible de violentes attaques.

Bombardés de toutes sortes de projectiles, dont des fusées de mortier d’artifice, plus de 45 fonctionnaires ont été engagés pour riposter aux émeutiers. Huit caméras de vidéosurveillance ont été incendiées tandis que deux postes de police étaient la cible de nombreux projectiles.

La mairie elle-même a subie des dégâts après avoir été bombardée d’une pluie de projectiles qui ont brisé plusieurs vitres. Les policiers, renforcés d’éléments venus de Franconville et Val Parisis, ont du faire usage de tout leur arsenal non-létal pour contenir leurs agresseurs.

De pareilles émeutes ont également éclaté dans les communes voisines de Taverny et Ermont où là encore, les policiers ont été la cible de plusieurs dizaines d’assaillants qui les ont attaqués à coup de pierres et de fusées d’artifice.

Cette véritable guérilla s’est poursuivie jusque vers 4h du matin. Un calme précaire est en effet revenu aux dernières heures de la nuit. Les forces de l’ordre ont pu procéder à l’interpellation de huit émeutiers, âgés de 16 à 32 ans, qui ont été placés en garde à vue.

Poursuivis pour participation à un attroupement armé, on ne sait pas encore le sort judiciaire qui va leur être réservé par le parquet de Cergy-Pontoise.

Source: AFP/ Le Parisien

1 COMMENTAIRE

  1. La suite: comme d’habitude relâché avec un rappel à la loi. Autrement un gros doigt. Mais le doigt , c’est le doigt d’honneur que ces racailles font à la France et aux Français.

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