Guerre froide, jour J: ce vendredi 29 mai entrera dans l’histoire

Donald Trump / Photo: White House
Donald Trump / Photo: White House

Cette fois, il n’y aura plus de marche arrière. Le conflit entre Chine et USA va devenir de plus en plus frontal, dur, tendu, avec de possibles conséquences militaires. La grande histoire du monde vient de tourner une page, et le nouveau chapitre s’annonce très tendu. Ça commence aujourd’hui même.

Que se passe-t-il? La Chine a décidé de détruire le mouvement protestataire anti-communiste qui agite l’île depuis un an sans discontinuer. Et Trump va contre-attaquer durement.

En effet, hier, à l’occasion du grand rassemblement annuel du Parti Communiste Chinois, Xi a adopté de nouvelles lois (dont le contenu exact reste encore secret) qui mettent fin au statut spécial de Hong Kong. Problème: Trump et le Congrès américain à l’unanimité, l’année dernière, ont pris l’engagement de défendre par tous les moyens ce statut spécial, qui accordait le minimum vital de démocratie à Hong Kong.

L’Amérique ne peut plus reculer. Elle s’est engagée à protéger la maigre liberté de Hong Kong, elle est maintenant au pied du mur: président, sénateurs démocrates et républicains, personnalités-clés de la vie politique américaine, vont devoir faire bloc.

Si le Parti Démocrate de Joe Biden refuse de sévir contre la Chine, Trump l’accusera légitimement de complicité avec l’ennemi. En pleine campagne électorale, Biden n’a pas d’autre choix que la fermeté. Et c’est à coup sûr un des calculs de Trump en cette affaire: forcer Biden à devenir anti-Xi, donc à devenir pro-Trump.

De son côté, Xi n’a plus le choix: il est allé trop loin dans la provocation, autant sur le sujet du coronavirus que sur celui de Hong Kong, et il va maintenant devoir assumer pleinement le rôle d’empereur agressif qu’il s’est taillé.

Tout à l’heure, Trump doit, lors d’une conférence de presse, annoncer les mesures de rétorsion qu’il compte mettre en place contre Xi pour le punir de son action à Hong Kong. Comme l’explique Le Figaro, on parle d’un coup de force de la Maison-Blanche contre les étudiants chinois, innombrables aux États-Unis, et de plus en plus soupçonnés d’espionnage. La fameuse “nouvelle guerre froide” commence aujourd’hui. Et il n’est pas du tout certain qu’elle restera froide.

Trump a déclaré hier: “Nous ne sommes pas contents de la Chine.” C’est le moins qu’on puisse dire.

À Washington comme à Pékin, le bouton rouge est désormais à portée de main, et l’on voit de plus en plus d’experts affirmer qu’une guerre “chaude”, militaire, devient possible.

 

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