En appel, les Balkany se ramassent un max: prison, amendes, confiscation des biens…

Les Balkany / Photo: Twitter
Les Balkany / Photo: Twitter

Ils ont joué, ils ont perdu. La justice n’a pas annulé ni même allégé en appel les peines de Patrick et Isabelle Balkany. Les anciens édiles de Levallois ont été condamnés respectivement à 5 et 4 ans de prison ferme pour blanchiment aggravé de fraude fiscale. En revanche, pas de mandat de dépôt, donc pas  d’incarcération immédiate pour le couple.

La cour d’appel de Paris a alourdi la peine de Patrick Balkany, en le condamnant en plus pour “prise illégale d’intérêt”. La cour a estimé qu’il avait bénéficié d’avantages personnels en nature dans le cadre d’un gros contrat immobilier de la ville.

La cour d’appel est allée au-delà des réquisitions du parquet pour sanctionner “une fraude persistante”, “un système parfaitement ancré dans le couple” et dont il a retiré au fil des années des “avantages substantiels”.

La justice a prononcé plusieurs peines annexes: dix ans d’inéligibilité, une amende de 100 000 euros pour chacun des époux, la confiscation de leurs biens.

Cependant, une disposition particulière a été prise pour la propriété du moulin de Giverny dans l’Eure. Si les Balkany perdent leur résidence principale, une quote-part devra être restituée à leurs enfants, nus-propriétaires.

L’Etat, partie civile au procès, obtient la somme d’un million de dommages et intérêts dans le dossier de blanchiment, que les Balkany doivent payer solidairement avec les autres accusés dans l’affaire.

Les Balkany sont soupçonnés d’avoir dissimulé au fisc une fortune de 13 millions d’euros d’avoirs, entre 2007 et 2014, notamment deux somptueuses villas, Pamplemousse à Saint-Martin et Dar Guycy à Marrakech, masquées par un chapelet de sociétés offshore.

S’ils ont reconnu la propriété de la villa antillaise, ils contestent vigoureusement le montant des sommes en cause et se targuent de n’avoir jamais détourné “un centime d’argent public”. Et surtout, le couple continue de nier la possession d’un riad à Marrakech en dépit des indices retrouvés dans la villa marocaine.

Le 4 mars, la cour d’appel de Paris avait par ailleurs condamné les époux Balkany pour fraude fiscale, respectivement à quatre ans de prison dont un avec sursis pour Patrick et à trois ans ferme pour Isabelle.

Les avocats des époux Balkany se donnent un délai légale pour réfléchir à un éventuel pourvoi en cassation.

Source: AFP/ Le Figaro

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici