À Berlin, la ville construit huit nouveaux centres de logements pour les immigrés pour plus de 110 millions d’euros

Le futur logement nouvelle génération à Wolfgang Heinz Strasse / Photo : LAF
Le futur logement nouvelle génération à Wolfgang Heinz Strasse / Photo : LAF

Malgré l’existence de nombreux foyers sous-exploités, la ville de Berlin construit des logements pour les réfugiés sur huit nouveaux sites. Ils doivent être achevés cette année ou l’année prochaine. Leur coût dépasse les 110 millions d’euros.

Le nombre d’arrivées d’immigrés clandestins dans la ville de Berlin est actuellement en baisse. Ils étaitent 7260 en 2018, 6316 en 2019, tandis que cette année il y en a eu encore 1575, malgré la fermeture de la frontière.

Le projet de construction est basé sur un afflux de 600 personnes par mois“, explique Stefan Strauß, porte-parole des services sociaux de la capitale allemande.

Dans ces logement de la nouvelle génération, une chambre a une surface d’au moins 14 m² pour deux résidents, tandis qu’au rez-de-chaussée, il y a un concierge, des salles pour les travailleurs sociaux, des machines à laver, etc.

Ces nouveaux foyers seront disséminés dans toute la ville. Pour ceux qui connaissent Berlin, voici les nouveaux lieux listés. Ceux qui ignorent tout de la topographie de la capitale allemande peuvent consulter le nombre de places prévus et les coûts respectifs.

  • Marzahn – Murtzaner Ring: 475 habitants, achevé en juin, coûte 27,4 millions d’euros
  • Köpenick – Salvador-Allende-Strasse: 459 habitants, achevé en juillet 2021, coûte 29,2 millions d’euros
  • Pankow – Rennbahnstraße: 137 habitants, prêt en décembre, coût 11,7 millions d’euros
  • Lichterfelde  – Osteweg: 211 habitants, terminé en décembre, coûte 14,1 millions d’euros
  • Neukölln – Töpchiner Weg: 109 habitants, prêt en mai 2021, coûte 9,9 millions d’euros
  • Schmargendorf – Fritz-Wildung-Straße : 152 habitants, coûte 10,3 millions d’euros
  • Wilmersdorf – Brabanter Str.: 197 habitants, terminé en juin 2021, coûte 13,1 millions d’euros
  • Zehlendorf – Dahlemer Weg: 308 habitants, le coût n’a pas été communiqué.

Pourquoi le Sénat berlinois s’est-il emparé de ces sites? On explique qu’un certain nombre de logements précédents n’est plus disponible en raison de rénovations ou de réaménagements, les occupants ayant une attitude pas du tout allemande envers les biens mis gratuitement à leur dispositions.

Il y a aussi ces contrats de location qui expirent et le fait que les propriétaires ne souhaitent pas prolonger une expérience vécue par beaucoup comme traumatisante, malgré les gains que la municipalité fait miroiter.

Plus de la moitié des résidents des 82 logements existants ont déjà obtenu leur statut de demandeurs d’asile, mais ne peuvent pas quitter les foyers destinés aux “réfugiés”. Les bureaux d’aide sociale des quartiers de Berlin ne peuvent pas les reloger en raison du manque de logements abordables.

L’épidémie du coronavirus constitue un problème supplémentaire: afin d’équilibrer l’occupation, le village de conteneurs — une solution d’hébergement très pratiquée en Allemagne — à Columbiadamm, dans le quartier de Tempelhof, qui a déjà fermé, doit à nouveau être remis en service.

Source: Berliner Zeitung

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