L’OMS traine encore un mois avec des résultats sur l’hydroxychloroquine

Image d'illustration / Photo: Fotolia
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Mardi, l’Organisation mondiale de la santé a promis un examen “rapide” des données sur l’hydroxychloroquine, probablement d’ici la mi-juin, après qu’une étude biasée de la revue Lancet a incité l’organisme onisien à suspendre l’utilisation du médicament contre le coronavirus.

Le président américain Donald Trump et d’autres ont fait pression pour que la l’hydroxychloroquine soit considérée comme traitement possible contre le coronavirus, mais l’OMS, lundi, a imposé un délai pour effectuer une étude.

Une étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet a révélé que les patients recevant de l’hydroxychloroquine avaient un taux de mortalité accru et des battements cardiaques irréguliers, ce qui a donné à l’OMS un prétexte intervenir.

Une décision finale sur les dommages, les bénéfices ou l’absence de bénéfices de l’hydroxychloroquine sera prise une fois que les preuves auront été examinées par le Conseil de surveillance de la sécurité des données“, a déclaré l’organisme dans un communiqué. “Elle est attendue pour la mi-juin“.

Les personnes qui ont déjà participé à l’étude menée dans 17 pays sur des milliers de patients ayant commencé à prendre de l’hydroxychloroquine peuvent terminer leur traitement, a déclaré l’OMS.

Les patients nouvellement inscrits recevront d’autres traitements en cours d’évaluation dans le cadre de Solidarité, notamment le remdesivir de Gilead Science et le Kaletra/Aluvia d’AbbVie, tous les deux étant des grands groupes pharmaceutiques.

Le fabricant suisse de médicaments Novartis a déclaré que l’étude du Lancet, bien que portant sur 100 000 personnes, n’était qu'”observationnelle” et ne permettait pas de démontrer un lien de cause à effet entre l’hydroxychloroquine et les effets secondaires.

Nous avons besoin d’essais cliniques contrôlés et randomisés pour comprendre clairement l’efficacité et la sécurité“, a déclaré un porte-parole de Novartis.

De même, l’ancien ministre de droite Philippe Douste-Blazy, lui même mécedin cardiologue et ancien ministre de la Santé, a mis en cause les conclusion de l’étude du Lancet.

Selon lui, il s’agit d’une “étude rétrospective, sur 671 hôpitaux qui ont donné depuis le mois de décembre en Chine des médicaments, soit hydroxychloroquine, soit d’autres médicaments“.

Cette étude examine donc l’hydroxychloroquine chez des malades hospitalisés qui sont déjà des cas qui ont des charges virales graves, très élevées“, explique-t-il.

Cette étude examine l’hydroxychloroquine chez des malades hospitalisés qui sont déjà des cas qui ont des charges virales graves“, explique Philippe Douste-Blazy. “Or, le Professeur Raoult dit depuis le début que si on doit donner de l’hydroxychloroquine, c’est au début de la maladie“, rappelle-t-il.

Source: Reuters/ OMS

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