Qui a gagné la crise du coronavirus contre Macron? Les frontières!

Macron
Capture d'écran / Twitter

Dans Le Figaro, Ivan Rioufol, un des meilleurs esprits de droite de notre temps, annonçait qui est le grand vainqueur de la crise du coronavirus: les frontières. Malgré les jérémiades du progressisme de gauche, elles sont de retour.

Et le grand coupable est la bureaucratie, qui détruit à la fois l’économie privée, les libertés individuelles et l’État régalien, celui de la Justice, de la Police et de l’Armée… les parents pauvres de la France.

Dans son bloc-notes de ce jour, Rioufol explique: “Le souverainisme est le vainqueur de la crise sanitaire qui s’estompe. Le dénuement industriel de la France, victime de décennies de délocalisations, s’exhibe dans son aberration. Le 13 mai, Emmanuel Macron s’est fâché d’apprendre que le directeur général britannique d’un groupe industriel avait assuré aux États-Unis la priorité dans la livraison d’un futur vaccin contre la Covid-19. Mais Donald Trump, en surenchérissant à coups de dollars, n’a fait qu’appliquer sa doctrine accordant la priorité à son peuple. Qui paie décide. En France, cela fait des décennies que la préférence nationale est vue comme une infamie et que les frontières font honte aux progressistes. Ceux-ci sont condamnés à se dédire.” Mais oseront-ils le faire?

Ils se prennent les pieds dans le tapis, évidemment. “Les acrobaties sémantiques des universalistes en déroute font voir leur désarroi. Ils se délestent en catimini de leur trop encombrant mondialisme, comme d’autres laissent leur chien au bord d’une route avant de partir en vacances. Écoutez-les, ces jours-ci, tortiller les concepts: ils défendent comme une évidence la nation et la souveraineté, mais prennent soin de critiquer le nationalisme et le souverainisme. Ils se disent proches du peuple mais réfutent le populisme.”

Rioufol conclut avec force: “Oui, il y a une guerre à mener pour délivrer la France. Mais les assauts sont à lancer contre la bureaucratie envahissante. La France a été confinée pour sauver le système hospitalier, paralysé par des sureffectifs inopérants, des normes dilatoires, des procédures administratives interminables. Des hôpitaux publics du Grand Est ont envoyé des patients dans le Sud, par hélicoptère, alors que des lits étaient libres dans les cliniques de la région. Des laboratoires privés ont tardé à faire des tests par défaut d’agrément. Les médecins se sont vu interdire par le pouvoir, par décret du 25 mars, de soigner à base de chloroquine, au nom du respect de validations indifférentes à l’urgence sanitaire, etc. L’État impotent est le boulet de ses services publics.”

Voilà une pensée intelligente: celle qui oppose l’État délirant à l’État utile, et qui somme nos politiques de choisir leur camp.

Source: Le Figaro

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