Feux de poubelles, tirs de mortiers: dans une cité sensible d’Évreux, un affrontement entre la police et les racailles

Image d'illustration / Photo: DR
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C’est encore le même scénario que dans tous les quartiers sensibles de France. Dans la nuit de mercredi à jeudi 21 mai, dans le quartier de La Madeleine à Evreux, les pompiers sont intervenus pour éteindre des feux de containers. Les policiers venus pour sécuriser leur travail ont été attaqués par une bande d’assaillants armés.

S’agit-il d’un piège, comme c’est souvent le cas lorsque le feu de poubelles est allumé? Le parquet d’Evreux se veut rassurant. Il n’y a pas “des faits d’une gravité exceptionnelle. D’ailleurs, aucune interpellation n’a été prononcée.” En clair, ce n’est pas si grave puisque personne n’a été arrêté.

Quelle est la réalité des faits? Les témoins sont d’accord pour dire que l’émeute qui a éclaté dans la nuit du mercredi 20 au jeudi 21 mai, dans le quartier de La Madeleine, a pris des dimensions qui dépassent de simples échauffourées.

Si ce n’était pas un guet-apens, comme l’affirme le procureur, ça y ressemble pas mal: trois poubelles allumées en même temps dans des endroits différents de la cité pour attirer les pompiers. Pour ces trois misérables poubelles, pas moins de six équipages de police ont été mobilisés, soit une vingtaine de fonctionnaires pour protéger une équipe de pompiers.

Comme c’était facile à prévoir, la présence d’une telle force de police dans la cité, perçue comme une provocation, a entraîné une attaque en règle: des feux de mortiers tirés par une vingtaine d’assaillants, certains armés de battes de base-ball, visages dissimulés sous les cagoules.

Attaqués par ces racailles, les policiers ont répliqué par des grenades assourdissantes et lacrymogènes afin de disperser la foule hostile. L’affrontement de plusieurs minutes s’est terminé comme d’habitude, par la reculade de “jeunes”, sans aucune arrestation.

Le quartier de la Madeleine a été témoin d’émeutes, pendant le confinement, dans le contexte de l’interpellation d’un individu de la cité. Une nuit de violence, avec des tirs de mortier, s’en est suivi.

Cette fois-ci, “aucun événement, en amont, ne semble justifier de tels incidents“, affirme un responsable de la sécurité publique. Donc pas d’interpellation, pas de contrôle, pas d’accident de scooter. “Heureusement, on ne déplore aucun blessé, ni dans dans les rangs de la police, ni dans celui des pompiers“, affirme la même source en se félicitant d’un “retour au calme vers 3h30″.

Source: Eure Infos / La Dépêche

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