Le secret de la main d’œuvre chinoise à coût réduit: les camps et le travail d’esclaves

Laogai / Photo: Capture d'écran YouTube
Laogai / Photo: Capture d'écran YouTube

Chaque fois que nous lançons des fleurs aux dirigeants chinois pour leur “gestion exemplaire “du coronavirus ou pour avoir construit des hôpitaux en dix jours, nous encensons la plus longue dictature communiste de l’histoire, 71 ans, depuis que Mao a proclamé la République populaire de Chine.

Le Parti communiste chinois, seul parti légal du pays, a trouvé la formule commerciale magique: il utilise des sociétés-écrans dont la main-d’œuvre est confinée dans des camps de travail forcé et leur verse une somme dérisoire, soit 70% du salaire moyen en Chine, et leur accorde 15 jours de congés par an.

Les entreprises fonctionnent avec un homme de paille qui cache le véritable propriétaire et maître de l’entreprise: le gouvernement de Xi Jinping. Par conséquent, les importateurs n’achètent pas dans les camps de travail d’esclaves mais auprès de ces sociétés de prête-noms.

Le réseau d’entreprises est nécessaire pour se conformer aux lois de la dictature, qui depuis 1991 interdisent le commerce de produits issus de l’esclavage. Comment les produits chinois à coût de main-d’œuvre proche de zéro peuvent-ils ne pas être compétitifs sur le marché international?

Les victimes de ces camps, hommes et femmes, sont arrêtées par la police sans autre forme de procès et sont confinées pour une durée abitraire. Criminels de droit commun ou opposants au régime, ces prisonniers travaillent sept jours par semaine à raison de 15 heures par jour. Les estimations les plus prudentes chiffrent à 45 millions les victimes de ces camps.

Les camps de travail forcé et de “rééducation” existent en Chine depuis les années 1950, mais ils ont été rebaptisés et affinés. Il y a d’abord eu les Laogai (un terme qui est maintenant utilisé pour désigner tous les camps, comme le nom générique de goulag), puis les Laojiao et maintenant les Jiuye. Bien que le nom ait changé, les lieux de ces installations inhumaines de torture et de production sont restés les mêmes depuis 70 ans.

Source: Libertad Digital

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