Le contribuable français va-t-il encore offrir des milliards d’euros à la SNCF?

Image d'illustration / Photo: Pixabay
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Mauvaise nouvelle pour les Français qui entretiennent la SCNF à la hauteur de plusieurs centaines d’euros par tête de pipe. La compagnie ferroviaire qui perd des milliards tend encore sa sébile vers l’État qui “s’est montré ouvert à l’idée d’une aide éventuelle”.

Pour l’instant, ils attendent de savoir combien de milliards va coûter la crise du confinement. “Nous n’avons pas une vision extrêmement précise du coût qu’aura porté le coronavirus sur la SNCF“, a dit Secrétaire d’État aux transports, Jean-Baptiste Djebarri, sur France 3.

Gérald Darmanin est plus clair: gaspiller de l’argent du contribuable pour subventionner des sociétés chroniquement déficitaires est une tradition française et il ne faut pas que cela s’arrête. “L’État a toujours été au rendez-vous pour soutenir d’abord des grandes entreprises nationales, c’est le cas d’Air France, et encore plus quand ça lui appartient, comme c’est le cas de la SNCF“, a-t-il dit.

D’ailleurs, “l’État aide déjà beaucoup la SNCF puisque plus de 100 000 agents de la SNCF sont en chômage partiel payé par l’État“. Le chômage serait donc un généreux cadeau de l’état? N’est-ce pas plutôt une assurance censée être payée avec les cotisations salariales et patronales?

Samedi, le PDG Jean-Pierre Farandou avait évoqué un manque à gagner de déjà deux milliards d’euros pour la SNCF en raison du confinement, auquel s’ajoute un milliard d’euros de trou causé par la grève en décembre-janvier. Début 202, l’entreprise ferroviaire cumulait une dette de 35 milliards d’euros.

Le PDG en a appelé à l’État actionnaire: “la notion d’un plan d’aides à la SNCF ne me paraît pas déraisonnable“, a-t-il déclaré, en rappelant qu’Air France et Renault en ont bénéficié.

La seule chose qui semble encore freiner l’État, c’est que le trou pourrait au final être bien plus important, car la reprise du trafic avec le déconfinement n’est pas garantie. “C’est difficile de prévoir un plan dont on ne connaît pas le montant d’intervention“, a dit le ministre.

Jean-Pierre Farandou avait prévenu samedi que la question de l’emploi “n’est pas un sujet tabou”, évoquant ainsi pour la première fois depuis le début de la crise sanitaire de possibles suppressions de postes à la SNCF. Ce qui sans doute provoquera une autre grève, tant le sujet est sensible.

Source: AFP/Usine Nouvelle

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