Pendant l’épidémie, une offensive musulmane sur la question des funérailles islamiques

Image d'illustration / Photo: Wikimedia Commons
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Alors que toute la France subit des mesures interdisant la présence de plus de 20 personnes aux funérailles, alors que les familles des victimes décédées du Covid-19 à l’hôpital doivent attendre plusieurs semaines pour récupérer les cendres des défunts incinérés d’office, une association exige l’extension des “carrés musulmans” dans les cimetières français.

“La suspension des rapatriements des défunts dans leur pays d’origine à cause de l’épidémie se conjugue désormais au manque de place dédiées à leur culte dans les cimetières de France», expliquait l’association Tahara, qui organise des rites funéraires islamiques, dans le référé déposé le 21 avril devant le tribunal administratif de Montreuil.

“Cette situation cause de grandes difficultés puisque l’entreposage des corps des défunts dans des chambres froides surchargées pendant plusieurs semaines est effectué dans des conditions indignes. Les rites religieux ne peuvent être effectués sur les défunts et leur inhumation, censée être réalisée dans les plus brefs délais, prend un temps anormalement long”, insistait l’association.

Dans le culte musulman, les défunts sont censés être enterrés le plus vite possible, de préférence le jour même ou le lendemain du décès. Le corps doit être mis en terre vêtu d’un linceul blanc. Et surtout, la tête doit être orientée en direction de La Mecque, le principal lieu saint de l’islam, vers lequel se tournent également les fidèles pendant leurs prières.

C’est cette dernière particularité qui a donné lieu à la création, dans certains cimetières français de “carrés musulmans”, des zones où toutes les sépultures peuvent être orientées dans cette même direction, ce qui serait impossible au milieu des autres tombes. Or, parmi les 35 000 cimetières français, environ 600 “seulement” ont des places dédiées à cet usage.

C’est d’ailleurs dans ces carrés qu’ont été enterrés la plupart des terroristes islamistes ayant commis des massacres en France, comme les assassins de Charlie Hebdo. On nous a répété que “ce n’étaient pas de vrais musulmans” et que “c’est pas ça l’islam”, mais ils ont eu droit à ces rites censés leur permettre d’aller au “paradis d’Allah”…

Tahara réclamait donc “des mesures exceptionnelles contraignant les autorités municipales à aménager les cimetières municipaux et intercommunaux”, en l’occurrence l’agrandissement du carré musulman à Montreuil, en Seine-Saint-Denis.

“Certaines communes de Seine-Saint-Denis, comme Villetaneuse, Pantin ou Tremblay-en-France, jouent le jeu, notamment en acceptant les défunts des autres communes. Mais les pompes funèbres du secteur de Montreuil sont débordées”, soutenait l’avocat de l’association, Nabil Boudi.

Lundi dernier, le tribunal administratif a rejeté le recours de l’association Tahara, jugeant que le caractère d’urgence n’était pas rempli. Son avocat a saisi le Conseil d’État.

On apprend au passage que, selon une déclaration du président du Conseil français du culte musulman, Mohammed Moussaoui, “en temps normal, environ 80 % des défunts se font enterrer dans leur pays d’origine“. Dans ce cas, faut-il vraiment plus de place pour des “carrés musulmans”?

Source: 20 Minutes/Le Figaro

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