Trump menace les Saoudiens de leur retirer le soutien militaire américain

Donald Trump avec MBS / Photo: Flickr
Donald Trump avec MBS / Photo: Flickr

Le président Trump a menacé le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane que si son régime refusait de mettre fin à sa guerre contre la Russie sur le prix du pétrole, il serait impuissant à empêcher le Congrès de retirer les troupes américaines du royaume.

La menace aurait été proféré lors d’un appel téléphonique le 2 avril, dans le cadre d’une campagne de pression de la Maison Blanche pour réduire l’offre mondiale de pétrole, la demande s’étant effondrée suite à la pandémie.

Lors de cet appel, Trump a déclaré à Mohammed ben Salmane que si l’Organisation des pays exportateurs de pétrole  (OPEP) ne réduisait pas la production de pétrole, il ne pourrait pas empêcher la Chambre et le Sénat d’adopter une loi qui retirerait les troupes américaines du pays.

Cette décision mettrait en danger un accord vieux de 75 ans entre les deux pays, officiellement appelé “la mission d’entraînement militaire américaine en Arabie Saoudite”.

La présence militaire américaine a pour but de soutenir les Saoudiens contre l’Iran, son grand rival au Moyen-Orient. Selon les experts militaires, l’Arabie ne fait poids face à l’Iran, tant au niveau d’entrainement que de l’équipement.

Grâce à cet arrangement, le Pentagone dispose d’une base militaire à Riyad, la capitale de l’Arabie Saoudite, qui fonctionne comme un courroie de transmission pour la vente d’armes américains à l’armée  saoudienne.

Le prince héritier a été tellement déconcerté par la menace du président Trump qu’il a ordonné à ses collaborateurs de quitter la salle afin qu’il puisse terminer la conversation en privé.

Après l’appel, Trump a tweeté qu’il attendait et espérait que le leader de facto du royaume réduise de millions de barils de pétrole.

Je viens de parler à mon ami MBS (prince héritier) d’Arabie Saoudite, qui a parlé avec le président Poutine de Russie, et je m’attends et j’espère qu’ils vont réduire d’environ 10 millions de barils, et peut-être beaucoup plus“, a-t-il écrit à l’époque.

Cela pourrait aller jusqu’à 15 millions de barils. Une bonne nouvelle pour tout le monde“, poursuivait-il dans un second tweet.

Selon les médias, deux jours plus tard l’Opep et la Russie ont finalement accepté de reprendre les négociations.

Source: Reuters/Lec Echos

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