Bientôt Jurassic Park? Pour la première fois, des scientifiques arrivent à prélever de l’ADN de dinosaure

Le Tricératops de Jurassic Park/Youtube
Le Tricératops de Jurassic Park/Youtube

La réalité rejoint toujours la fiction. De l’ADN de dinosaure a été prélevé d’un crâne de bébé Hypacrosaurus stebingeri, retrouvé en 1988 aux États-Unis. Cette découverte incroyable est une révolution pour la science et nous interroge déjà: connaîtrons-nous notre Jurassic Park?

Le magazine Science et vie a rapporté que l’équipe de paléontologues américains et chinois à l’origine de cette découverte a analysé un morceau de cartilage provenant de ce crâne de bébé.

L’une des paléontologues, Alida Bailleul, a remarqué d’étranges taches sombres à l’intérieur de certaines cellules, visibles à l’endroit où l’ADN est censé se condenser en chromosomes. En injectant des molécules fluorescentes, les chercheurs ont alors constaté que le noyau à l’intérieur des cellules s’est coloré, révélant la présence d’ADN.

Une découverte incroyable, puisque l’ADN n’est pas censé survivre aussi longtemps. En théorie, il ne peut pas se conserver plus d’un million d’années.

Alors, depuis les années 2000, c’est l’analyse des protéines présentes dans les fossiles et les sédiments anciens, ou “paléoprotéomique”, qui est de plus en plus utilisée, car ces molécules, qui se conservent bien plus longtemps que l’ADN, ne subissent pas les mêmes dégradations.

“Nous ne sommes pas encore prêts à envisager que de l’ADN soit conservé aussi longtemps. Mais il y a dix ans, personne n’aurait cru quelqu’un disant en avoir retrouvé dans des fragments vieux de 1 million d’années”, rappelle Thierry Grange, responsable de l’équipe Épigénome et Paléogénome à l’Institut Jacques-Monod.

L’objectif rêvé serait de pouvoir, un jour, séquencer l’ADN découvert, c’est-à-dire obtenir des informations génétiques cruciales sur ce dinosaure à bec de canard. Mais “les technologies actuelles de séquençage d’ADN ne fonctionnent pas correctement sur les fossiles très anciens, comme celui-ci”, regrette Alida Bailleul.

Autrement dit, il faudra être patient avant de voir l’ouverture de Jurassik Parc. Dans ce roman de Michael Crichton, adapté au cinéma par Steven Spielberg, des dinosaures sont clonés à partir de leur ADN retrouvé dans des moustiques fossilisés, un ADN qu’on pensait impossible à retrouver, jusqu’à aujourd’hui…

Source: CNews

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici