Suite aux vols de 250 animaux, vives tensions entre Roms et éleveurs de moutons

Image d'illustration / Photo: Pixabay
Image d'illustration / Photo: Pixabay

Samedi 18 avril, un groupe de nombreux éleveurs de moutons de la région nantaise s’est rassemblé devant un camp de Roms sur la commune de Saint-Herblain. Les éleveurs étaient venus protester contre les vols récurrents d’ovins dont ils ont victimes presque toute les nuits depuis le début du confinement. Plus de 250 animaux ont été volés ces dernières semaines. Les restes d’au moins une dizaine de bêtes ont été retrouvés à proximité du camp des tziganes.

Depuis le début du confinement, les éleveurs de moutons de la région nantaise déplorent des vols quasi quotidien d’ovins. Plus de 250 animaux auraient notamment été volés depuis le 1er avril!

Le préjudice s’élèverait d’ores et déjà à plus de 150 000 euros pour les exploitants de la filières et ceux-ci ont constitué, sous la pression, une association: Le Collectif des éleveurs pillés de Loire-Atlantique.

Ce sont des membres de cette association qui étaient présents samedi 18 avril devant le camp de Roms de Saint-Herblain où ils étaient venus tenter de récupérer des bêtes volées la nuit précédente. Entre les éleveurs et les nomades, la tension était palpable.

Aucun animal vivant n’a été retrouvé sur le campement des tziganes mais les restes d’une dizaines de moutons morts ont été découverts par les gendarmes dans une benne à ordures trônant à l’entrée du camp de ces cousins de nos “gens du voyage”.

La veille, un de ces Roms, âgé de 27 ans avait été condamné pour le vol de plusieurs moutons dans une exploitation à 8 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Nantes. L’homme avait été interpellé le 12 avril à l’issue d’une course-poursuite à 140 km/h avec les gendarmes.

L’exaspération est à son comble pour le président du collectif, Sébastien Héas qui prévient: “À ce rythme-là, il n’y aura plus d’éleveurs de moutons dans six mois en Loire-Atlantique.” L’homme a tenté de trouver un accord avec les Roms mais ceux-ci ont refusé de payer les bêtes.

Plusieurs éleveurs présents sur les lieux ont prévenu que depuis quelques temps des exploitants patrouillaient armés de fusils de chasse la nuit pour prévenir les prédations de ces envahisseurs.

Il y aura des morts” a déclaré l’un d’eux, déjà plusieurs fois victime.

Source: Ouest France/ L’Eclaireur de Chateaubriant

 

3 Commentaires

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici