Pas de confinement pour le socialisme: 20 milliards d’euros pour “aider les grandes entreprises françaises”

Image d'illustration/Fotolia
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Le gouvernement français a prévu 20 milliards d’euros à injecter dans les grandes entreprises qui luttent pour survivre à la crise du coronavirus, a déclaré vendredi le ministre des finances Bruno Le Maire. C’est le quart de ce qui rapporte l’impôt sur le revenu. En clair, un euro sur quatre que vous payez finira dans la poche d’une grande entreprise sélectionnée par l’Etat.

Le Maire s’est engagé à plusieurs reprises à aider les entreprises françaises championnes à traverser la crise du coronavirus en prenant des participations dans celles-ci, voire en allant jusqu’à la nationalisation si nécessaire.

Nous avons décidé de mettre du crédit sur le fonds, de mettre 20 milliards d’euros sur le fonds spécial pour soutenir le capital des entreprises qui en ont besoin, qu’elles soient publiques ou privées“, a déclaré M. Le Maire sur la radio Europe 1.

Ces fonds font partie d’un paquet de mesures de crise que Bruno Le Maire a plus que doublé jeudi pour atteindre 100 milliards d’euros et qui doit être soumis à l’approbation du Parlement mercredi prochain.

La première compagnie sur la liste des entreprises qui pourraient avoir besoin de fonds publics est Air France KLM, qui a déclaré jeudi qu’elle attendait des Etats français et néerlandais qu’ils l’aident à faire face à ses besoins de trésorerie avec un trafic aérien au point mort.

En ce qui concerne Air France, nous sommes prêts, le moment venu, sans doute bientôt, à soutenir Air France et à faire en sorte que ce champion français se rétablisse rapidement“, a déclaré M. Le Maire.

On sait que la compagnie Air France-KLM est en pourparlers avec les banques pour recevoir jusqu’à 6 milliards d’euros de prêts garantis par les gouvernements français et néerlandais, une somme que le ministre junior des transports a qualifiée de “pas irréaliste”.

Pendant ce temps, d’autres compagnies dont l’activité commerciale a été interrompue cherchent à exploiter d’abord le crédit bancaire plutôt que de se précipiter vers l’État pour obtenir de nouveaux capitaux.

Le président de Renault, Jean-Dominique Senard, a déclaré vendredi que le constructeur automobile, dans lequel l’État français détient une participation de 15%, pourrait solliciter des prêts bancaires d’une valeur de 4 à 5 milliards d’euros.

Source: Reuters

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