Achetez français! Bonnes affaires pour ce fabriquant de cercueils qui augmente la production

Image d'illustration Photo: Wikimedia Commons
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Chez le plus important fabriquant de cercueils d’Europe, à Jussey en Haute-Saône, la productivité doit augmenter dans le contexte du coronavirus: les commandes affluent et les salariés ne comptent plus leurs heures.

Pour répondre à la demande, l’usine du groupe OGF, numéro un français des pompes funèbres, a dû passer à 410 cercueils par semaine contre 370 en temps normal.

Suite à l’épidémie, on a décidé de fabriquer seulement les quatre types de cercueils les plus vendus aux familles“, sur les 15 gammes habituellement proposées, ce qui “nous a permis d’optimiser le flux de production“, explique le directeur du site Emmanuel Garret.

Pour suivre le rythme, les 120 salariés du site sont passés de 35 à 39,5 heures de travail hebdomadaire. “Il faut faire tenir les équipes. Mais si besoin, elles sont prévenues et sont d’accord pour venir travailler aussi le samedi“.

On est content de participer à cet effort national, on essaie de faire notre maximum pour que les défunts puissent avoir leur dernier manteau, comme on dit.

Créée en 1910, l’usine de Jussey produisait du charbon de bois et du parquet avant de se spécialiser dans la fabrication de cercueils à l’aube de la Seconde Guerre mondiale.

C’est désormais l’une des deux usines du groupe OGF qui détient un quart du marché français du secteur des services funéraires, avec plus de 1000 points de vente dans l’hexagone.

Il y aun peu plus de commandes de grandes tailles. L’épidémie de Covid-19 tue d’avantage les personnes en surpoids.

Si le nombre de décès augmente, la direction de l’usine assure qu’elle pourrait encore envisager d’augmenter la cadence. “On est serein, on a trois mois de stocks de bois, de colle, de clous et de vernis devant nous.

Source: AFP/Ouest France

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