La CEDH s’en prend à la Grèce, chouchoute les clandestins et méprise même la justice

Les immigrés clandestins dans le camp de Moria/DR
Les immigrés clandestins dans le camp de Moria/DR

Arrivés illégalement en Grèce, trois clandestins hébergés dans un camp en Grèce, sont mécontents des conditions d’accueil et ont donc prétexté craindre le Covid-19 pour saisir la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).

La CEDH, qui siège à Strasbourg, a demandé mardi aux autorités grecques “de transférer les requérants, ou du moins de leur garantir un hébergement compatible” avec la Convention européenne des droits de l’homme, qui interdit “les traitements inhumains ou dégradants”.

Aussi, elle leur a demandé de fournir des soins ainsi qu’une assistance conforme à l’état de santé de ces trois clandestins, dont deux mineurs non accompagnés hébergés dans un camp de l’île de Samos.

Environ 100 000 demandeurs d’asile vivent actuellement en Grèce, dont 70 000 dans les 38 camps installés sur son territoire, selon les autorités grecques. Deux de ces camps, situés en Grèce continentale, ont été placés la semaine dernière en quarantaine après l’apparition de 28 cas de Covid-19.

Dans une affaire distincte, la CEDH a suspendu provisoirement fin mars l’extradition d’un homme de 60 ans arrêté à Londres à l’été 2017. Les États-Unis réclament au Royaume-Uni son extradition pour le juger dans une affaire de trafic de stupéfiants.

La CEDH a prétexté que le suspect, dont la nationalité n’a pas été précisée, souffrait de diabète et d’asthme pour le soustraire à la justice américaine. Avant de statuer sur le fond, elle a interrogé les parties sur une possible violation de la Convention européenne sur les conditions de détention aux États-Unis dans le contexte de la pandémie de Covid-19.

Source: AFP

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